Manifestation contre le PTCI, l’AÉCG et l’ACS (journée d’action européenne) samedi 11 octobre 2014 à Paris [Demonstration against TAFTA-TTIP, CETA and TISA (European day of action) Saturday, October 11th, 2014 in Paris]

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J’ai participé à la manifestation contre le PTCI, l’AÉCG et l’ACS (journée d’action européenne) samedi 11 octobre 2014 à Paris. Cette manifestation a convergé avec celle contre le salon mondial du nucléaire et celle contre la fracturation (journée mondiale). Des syndicats de travailleurs (SUD, FSU), plusieurs organisations politiques (Nouvelle Donne, NPA, PCF, PG, Alternative Libertaire, GA, GU, les jeunes écologistes, Les Alternatifs, Parti Fédéraliste Européen, les jeunes socialistes, PRCF,…) et d’autres organisations (Attac, collectif stop TAFTA, les amis de la Terre, France Nature Environnement, Anonymous, …) étaient présents. I participated to the demonstration against TAFTA-TTIP, CETA and TISA (European day of action) Saturday, October 11th, 2014 in Paris. This demonstration converged with the one against the world nuclear exhibition and the one against the fracking (world day). Several trade unions (SUD, FSU), several political organizations (New Deal, NPA, PCF, PG, Libertarian Alternative, GA, GU, The young ecologists, The Alternatives, European Federalist Party, the young socialists, PRCF, …) and several other organizations (Attac, stop TAFTA collective, the friends of the Earth, France Nature Environment, Anonymous, …) were present.
L’Union Européenne (la commission européenne pour être précis) et les États-Unis d’Amérique négocient à huis clos l’harmonisation par le bas des normes environnementales, sanitaires, juridiques, culturelles et financières. Ils semblent particulièrement tendre l’oreille aux multinationales qui pourraient alors porter plainte contre des États devant des tribunaux privés d’arbitrage et en dehors de tout contrôle démocratique quand une règle porterait atteinte à leurs intérêts si ces traités étaient adoptés. Ils seraient utilisés pour faire rentrer en Europe des produits dont les Européens ne veulent pas, les poulets chlorés, les bœufs aux hormones, les OGM, le gaz, le pétrole et les huiles de schiste, etc. Des accords commerciaux similaires dont l’ALENA apportent déjà leur lot de destruction sociale, de chômage et de pauvreté depuis longtemps au Mexique alors qu’on nous promet des emplois et de la croissance économique avec le PTCI, l’AÉCG et l’ACS. The European Union (the European Commission to be precise) and the United States of America negociate behind closed doors the downward harmonization of the environmental, health, legal, cultural and financial standards. They seem to listen particularly carefully the multinationals, which could then lodge some complaints against the states in some private arbitration tribunals and outside any democratic control when a rule would undermine their interests if these treaties were adopted. They would be used to send into Europe some products that Europeans don’t want to, chlorinated chickens, beef fed with hormones, GMOs, shale gas, oil and petroleum, etc. Some similar trade agreements including the NAFTA already bring their share of social destruction, unemployment and poverty in Mexico whereas we are promised some jobs and economic growth with the TAFTA-TTIP, the CETA, the TISA.
Zone hors TAFTA [Off TAFTA area]
Zone hors TAFTA Off TAFTA area
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Requin transatlantique [Transatlantic shark]
Requin transatlantique Transatlantic shark
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Toucy, Joigny, Saints, Auxerre, Champvallon, ... hors TAFTA [Toucy, Joigny, Saints, Auxerre, Champvallon, ... outside TAFTA]
Toucy, Joigny, Saints, Auxerre, Champvallon, … hors TAFTA Toucy, Joigny, Saints, Auxerre, Champvallon, … outside TAFTA
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Tête de cortège [Head of the march]
Tête de cortège Head of the march
Tête de cortège [Head of the march]
Tête de cortège Head of the march
Tête de cortège [Head of the march]
Tête de cortège Head of the march
SUD [SUD]
SUD SUD
SUD [SUD]
SUD SUD
Gaz de schiste, non merci [Shale gas, no thanks]
Gaz de schiste, non merci Shale gas, no thanks
Alexandru Popescu, roumain qui proteste contre le gaz de schiste et le cyanure en Europe [Alexandru Popescu, Romanian who protests against the shale gas and the cyanide in Europe]
Alexandru Popescu, roumain qui proteste contre le gaz de schiste et le cyanure en Europe Alexandru Popescu, Romanian who protests against the shale gas and the cyanide in Europe
Ensemble, membre du front de gauche [Together, member of the left-wing front]
Ensemble, membre du front de gauche Together, member of the left-wing front
Nouveau Parti Anticapitaliste [New Anticapitalist Party]
Nouveau Parti Anticapitaliste New Anticapitalist Party
Parti de gauche [Left-wing party]
Parti de gauche Left-wing party
Attac [Attac]
Attac Attac
Nouvelle Donne [New Deal]
Nouvelle Donne New Deal
Nouvelle Donne [New Deal]
Nouvelle Donne New Deal
Nouvelle Donne [New Deal]
Nouvelle Donne New Deal
Jeunes écologistes [Young ecologists]
Jeunes écologistes Young ecologists
Paris Zone hors TAFTA, jeunes socialistes [Paris Off TAFTA area, young socialists]
« Paris Zone hors TAFTA », jeunes socialistes « Paris Off TAFTA area », young socialists
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Menaceriez-vous mes attentes légitimes de profit? [Would you threaten my legitimate expectations of profit?]
Menaceriez-vous mes attentes légitimes de profit? Would you threaten my legitimate expectations of profit?
Anonymous [Anonymous]
Anonymous Anonymous
Alternative Libertaire [Libertarian Alternative]
Alternative Libertaire Libertarian Alternative
Tête de cortège [Head of the march]
Tête de cortège Head of the march
Tête de cortège [Head of the march]
Tête de cortège Head of the march
Contre les multinationales et leur monde, collectif stop TAFTA [Against the multinationals and their world, stop TAFTA collective]
« Contre les multinationales et leur monde », collectif stop TAFTA « Against the multinationals and their world », stop TAFTA collective
France Nature Environnement [France Nature Environment]
France Nature Environnement France Nature Environment
Parti de gauche et FSU [Left-wing party and FSU]
Parti de gauche et FSU Left-wing party and FSU
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Multinationales hors-la-loi basta [Stop illegal multinationals]
Multinationales hors-la-loi basta Stop illegal multinationals
L'arrêt des négociations n'est pas négociable, Nouvelle Donne [The termination of the negotiations isn't negotiable, New Deal]
« L'arrêt des négociations n'est pas négociable », Nouvelle Donne « The termination of the negotiations isn't negotiable », New Deal
Jeunes écologistes [Young ecologists]
Jeunes écologistes Young ecologists
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple le droit le plus sacré et le plus vénérable des devoirs [When the government violates the rights of the people, the insurrection is for the people and each portion of the people the most sacred right and the most venerable of the duties]
« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple le droit le plus sacré et le plus vénérable des devoirs » « When the government violates the rights of the people, the insurrection is for the people and each portion of the people the most sacred right and the most venerable of the duties »
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Auteur : Julien Gouesse Author: Julien Gouesse
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Réunion publique du Comité Consultatif sur le droit à l’oubli de Google jeudi 25 septembre 2014 à Paris [Public meeting of Google Advisory Council on the right to be forgotten Google Thursday, September 25th, 2014 in Paris]

Français English
Article en cours de rédaction… Writing of the article in progress…
Sommaire :

Summary:


Introduction


Introduction

J’ai assisté à la réunion publique du comité consultatif sur le droit à l’oubli de Google jeudi 25 septembre 2014 au forum des images dans le forum des halles dans le premier arrondissement de Paris. Je dispose de mon propre enregistrement audio de cette réunion (notamment le tout début, les 7 premières minutes initialement non visibles dans la vidéo ci-dessus). I attended the public meeting of Google advisory council on the right to be forgotten Thursday, September 25th, 2014 in the Forum of the Images in Les Halles Forum in the first district of Paris. I have my own audio recording of this meeting (especially the very beginning, the 7 first minutes initially not visible in the video above).
David C. Drummond, directeur des affaires juridiques de Google, exprima synthétiquement la position de Google. Il décrivit le moteur de recherche comme une sorte de bibliothèque, de catalogue d’informations pour Internet. Selon lui, quand on cherche sur Google, il y a une supposition non écrite selon laquelle on trouve l’information qu’on cherche. La Cour de justice de l’Union Européenne a récemment établi un droit à l’oubli. Il dit « nous n’avons pas vraiment salué cette décision », il parla de l’équilibre à trouver entre le respect de la vie privée et le droit à l’information et il précisa que Google respecte cette décision. Google mit rapidement en place un formulaire pour permettre aux gens de faire leurs demandes. Selon lui, beaucoup de demandes de suppressions de liens sont simples à traiter mais certaines sont difficiles à traiter. Il évoqua le fait de refuser des demandes de suppressions de liens vers des contenus en rapport avec des affaires de pédophilie et des scandales politiques. Il dit que 7 réunions auront lieu et qu’un rapport sera rendu public à ce sujet début 2015. Il présenta les membres du comité et les experts. Il expliqua le déroulement de la réunion en demandant aux intervenants de respecter le temps de parole pour disposer de suffisamment de temps pour répondre aux questions du public. David C. Drummond, chief legal officer of Google, synthetically expressed Google’s position. He described the search engine as a kind of library, a catalog of information for the Internet. According to him, when looking for something on Google, there is an unwritten assumption that we find the information we look for. The Court of Justice of the European Union has recently established a right to be forgotten. He said « we didn’t really welcome this decision », he spoke about finding a balance between the respect for privacy and the right to inform and he specified that Google respects this decision. Google quickly put in place a form to allow people to make their requests. According to him, many requests of links deletions are simple to treat but some are difficult to treat. He spoke about rejecting the requests of links deletions to contents related to cases of pedophilia and political scandals. He said that seven meetings will be held and a report will be made ​​public about early 2015. He presented the committee members and the experts. He explained the course of the meeting by asking the participants to respect the speaking time to allow sufficient time to answer questions from the public.

Interventions des experts


Experts speeches


Serge Tisseron


Serge Tisseron

Serge Tisseron, psychiatre, directeur de recherche à l’université Paris 7, préféra parler du droit au déréférencement. Il dit qu’il est facile de savoir où il doit commencer mais difficile de savoir où il doit se terminer et qu’il faut traiter les demandes de déréférencement de personnalités publiques avec prudence. Il donna l’exemple d’un député français (donc une personnalité publique) qui menaça sa femme avec un revolver pour qu’elle lui fasse une fellation, c’est un événement privé qui prend un caractère public du fait de la personne qui l’a accompli. Il distingua le traitement des demandes de déréférencement d’images et le traitement des demandes de déréférencement de contenus verbaux au motif que les premières peuvent plus facilement induire en erreur. Il évoqua également la difficulté de déréférencer un contenu au sujet d’un groupe et donna l’exemple de la fraude scientifique qui implique bien un groupe et pas juste une personne. Il distingua également les informations sur soi publiées par soi-même et celles publiées par les autres. Il appela à ne pas aller vers le droit au déni (faire comme si un événement qui avait eu lieu n’avait jamais eu lieu). Il dit qu’il faut éviter qu’Internet devienne un lieu où les gens se fabriquent une image publique d’eux-mêmes, creusant le fossé entre la réalité du monde et ce que montrera Internet bien qu’on puisse beaucoup modifier son apparence sur Internet et qu’il serait dramatique que le législateur fasse de cette particularité d’Internet une règle. Il proposa de garder une trace des demandes de déréférencement afin qu’Internet reste une base de données fiables. Serge Tisseron, psychiatrist, director of research at the university Paris 7, preferred speaking about the right to dereferencing. He said that it is easy to know where it must start but hard to know where it must end and the requests to dereferencing from public figures must be processed with caution. He gave the example of a French meber of parliament (thus a public personality) who threatened his wife with a revolver so that she gave him a fellatio, it’s a private event that takes a public nature because of the person who accomplished it. He distinguished the processing of the requests to dereferencing on images and the processing of the requests to dereferencing on word content on the grounds that the former can easily be misleading. He also spoke about the difficulty of dereferencing content about a group and gave the example of scientific fraud really involving a group and not just one person. He also distinguished the information published by oneself and those published by others too. He called for not going to the right to denial (acting as if an event that took place had never occurred). He said that we have to avoid turning the Internet into a place where people make a public image of themselves, widening the gap between the real world and what the Internet will show even though changing a lot one’s appearance on the Internet is possible and it would be tragic if the legislator made this feature of Internet a rule. He suggested to keep track of the requests to dereferencing so that the Internet remains a reliable database.
Sylvie Kauffmann, directrice de la rédaction du journal Le Monde, évoqua le droit au repentir. Serge Tisseron parla alors de droit au pardon, de faire son auto-critique et il rappela que « les choses sont inscrites dans l’Histoire ». Pour répondre à Luciano Floridi, professeur de philosophie et d’éthique à l’université d’Oxford, il dit qu’il est important de faire valoir son opinion sur les secrets et qu’il faudrait un endroit où tout serait gardé. Frank La Rue, rapporteur spécial sur la promotion et la protection de la liberté d’opinion et d’expression de l’ONU, rappela qu’on ne peut nier l’histoire, il parla du droit de regretter et demanda combien devrait être conservé. Serge Tisseron définit alors l’acte de repentir comme le fait de reconnaitre le dommage. José-Luis Piñar, professeur à l’université de San Pablo, demanda si l’age doit être pris en compte dans les demandes de déréférencement. Serge Tisseron se prononça contre cette proposition, elle reviendrait à officialiser l’irresponsabilité, rendre inutile l’éducation, ce serait ravageur. Il s’opposa à tout régime d’exception. Selon lui, l’éducation à Internet et aux médias en général est essentielle, elle devrait être mise en place partout et une mesure d’exception permettant aux mineurs de tout effacer rendrait ce type d’éducation inutile. Sylvie Kauffmann, editorial director of the newspaper Le Monde, spoke about the right to repent. Serge Tisseron then spoke about the right to pardon, to do one’s self-criticism and reminded that « the things are recorded in the history ». To answer to Luciano Floridi, professor of philosophy and ethics at Oxford University, he said that it is important to state one’s opinion about the secrets and there should be a place where everything is kept. Frank La Rue, special rapporteur on the promotion and the protection of freedom of opinion and expression in the UN, reminded that we can’t deny the history, he spoke about the right to regret and asked how much should be retained. Serge Tisseron then defined the act of repentance as the fact of recognizing the damage. José-Luis Piñar, Professor at the University of San Pablo, asked if the age should be taken into account in the requests to dereferencing. Serge Tisseron spoke against this proposal, it would formalize the irresponsibility, obviate the need for education, it would be devastating. He opposed any exceptional system. He said that the education on the internet and the media in general is essential, it should be implemented everywhere and an exceptional measure allowing the juveniles to erase everything would drive such education unnecessary.

Benoît Louvet


Benoît Louvet

Benoît Louvet, avocat de la ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, présenta brièvement cette association (la plus ancienne qui se bat contre le racisme), née en 1928, apolitique, laïque, universaliste, très impliquée dans la lutte contre le racisme sur Internet, qui a traité 1377 signalements en 2013 et 1443 signalements depuis le début de l’année 2014, qui s’appuie essentiellement sur la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse qui réprime le racisme, le négationnisme et l’apologie des crimes contre l’humanité ainsi que sur la Loi pour la Confiance en l’Économie Numérique du 21 juin 2004 pour intervenir auprès des hébergeurs pour qu’ils retirent les contenus manifestement illicites. Selon lui, le droit de la personne physique clairement nommée victime de racisme ne peut être mis en balance avec d’autres intérêts, il n’y a pas d’exception : « En d’autres termes, l’imputation raciste antisémite se suffit à elle-même pour que le retrait se fasse ». Il parla d’un droit « absolu » au retrait. Il rappela le rôle fondamental d’Internet dans la préservation et la transmission de la mémoire au sujet des crimes contre l’humanité, le risque que le droit à l’oubli soit instrumentalisé par les négationnistes et le fait que ces crimes sont imprescriptibles. Benoît Louvet, lawyer of the international league against racism and antisemitism, briefly introduced the association (the oldest one that fights against racism), born in 1928, apolitical, secular, universalist, deeply involved in the fight against racism on the Internet, which processed 1377 reports in 2013 and 1443 reports from the beginning of 2014, which mainly relies on the law of July 29th 1881 on the freedom of the press that represses racism, denial and apology for the crimes against the humanity as well as the law of June 21st 2004 for the trust in a digital economy to intervene with the hosts so that they remove the clearly illegal contents. According to him, the right of the individual clearly named victim of racism can’t be balanced against the other interests, there is no exception: « In other words, the antisemitic racist charge is sufficient to itself for the withdrawal to be done ». He spoke of an « absolute » right of withdrawal. He recalled the fundamental role of the Internet in the preservation and the transmission of the memory concerning the crimes against the humanity, the risk that the right to be forgotten is exploited by the Holocaust deniers and the fact that these crimes are indefeasible.
Peggy Valcke, enseignante-chercheuse à l’université KU Leuven, demanda si les demandes de déréférencement de personnes accusées de crime contre l’humanité devraient être traitées de la même manière que celles des personnes condamnées. Benoît Louvet dit qu’il ne veut pas assimiler les personnes accusées aux personnes condamnées, il appela à la prudence sur la véracité de l’accusation comme c’est une accusation extrêmement grave. Il rappela que tout un courant négationniste lutte pour cacher ce type de fait. Sylvie Kaufmann évoqua un point absolument essentiel pour moi, elle rappela que Google exerce son jugement dans le traitement des demandes de déréférencement et posa la question suivante : « Est-ce que ça vous pose un problème que ce soit une entreprise privée, en l’occurrence un moteur de recherche, Google, qui exerce ce jugement? ». Benoît Louvet répondit que cela ne lui pose pas de problème comme il est possible d’avoir recours au juge en cas de refus de l’hébergeur. Frank La Rue demanda sur quoi on peut se baser pour définir de manière standard le discours de haine. Benoît Louvet répondit que le droit français et la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne peuvent être utilisés à cet effet. Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, membre du parlement allemand, demanda si l’intérêt du public peut limiter le droit à la vie privée dans le cas des crimes contre l’humanité. Benoît Louvet répondit qu’il y a un effet très bénéfique à conserver une mémoire, il donna l’exemple des tziganes qui ont beaucoup caché les faits dont ils ont été victimes, dont certains vivent dans une certaine honte, qui ont un devoir de mémoire beaucoup moins fort ce qui est extrêmement dommageable pour les jeunes. Suite à une question de José-Luis Piñar, il rappela que les associations n’agissent pas sans l’accord des victimes mais elles agissent pour protéger des groupes. Peggy Valcke demanda comment vérifier la véracité des accusations de crime contre l’humanité et Benoît Louvet répondit qu’il faut prendre exemple sur ce que les juges font. Peggy Valcke, lecturer and researcher at the University KU Leuven, asked if the requests to dereferencing of persons accused of some crimes against the humanity should be treated the same way as convicted persons. Benoît Louvet said he doesn’t want to take those accused persons in convicted persons, he called for caution on the veracity of the charge as it’s an extremely serious charge. He reminded that a whole revisionist branch struggles to hide this fact. Sylvie Kaufmann spoke an absolutely critical point for me, she reminded that Google uses its judgment in the management of the requests to dereferencing and asked the following question: « Is it a problem for you that it is a private corporation, in the present case a search engine, Google, that is exercising this judgment? ». Benoît Louvet said that this isn’t a problem for him as appealing to the courts in the case of refusal of the host is possible. Frank La Rue asked on what can be based in a standard way to define hate speech. Benoît Louvet said that the French law and the Charter of fundamental rights of the European Union can be used for this purpose. Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, member of the German parliament, asked if we may limit the right to privacy in the case of the crimes against the humanity in the public interest. Benoît Louvet said that there is a very beneficial effect to preserve a memory, he gave an example of the gypsies who have many hidden facts of which they were victims, some of whom live in a certain shame, who have a duty to remember much weaker, which is extremely damaging to the young people. Following a question by José-Luis Piñar, he reminded that the associations don’t act without the consent of the victims but they act to protect some groups. Peggy Valcke asked how to check the veracity of the charges of crime against the humanity and Benoît Louvet said that it must follow the example of what the judges do.

Emmanuel Parody


Emmanuel Parody

Emmanuel Parody, directeur général de CUP Interactive et secrétaire général du GESTE (groupe d’éditeurs de contenus et de services en ligne), rappela que le métier d’éditeur est un vieux métier qui consiste à regrouper des moyens techniques et financiers pour exercer le droit et l’action de publier des informations mais aussi le droit de défendre et de maintenir ces publications. Ensuite, il parla des devoirs des éditeurs qui ont développé des procédures pour répondre à des demandes extérieures de rectification et de retrait, il expliqua qu’Internet n’y a rien changé, il a compliqué l’affaire, la Loi pour la Confiance en l’Économie Numérique (LCEN) étant venue recadrer la manière dont pouvaient s’exercer ces droits, les éditeurs ont l’habitude de gérer ces situations. Il expliqua que les inquiétudes des éditeurs portent sur le risque d’instrumentalisation comme la majorité des demandes vise à réécrire une histoire qui ne convient plus ce qui est un détournement de l’esprit des lois à des fins intéressées, le risque d’automatisation voire d’industrialisation de l’exercice du droit à l’oubli pour contourner l’éditeur et attaquer directement le moteur de recherche et le risque de perte de neutralité des moteurs, le moteur ayant un rôle de diffusion des informations, qui peuvent réduire la portée et la visibilité des publications. Il proposa que les éditeurs soient notifiés lors de demandes de déréférencement pour qu’ils puissent connaître l’origine de la demande et les motivations du retrait telles qu’elles ont été exprimées et interprétées. Il proposa également qu’une action de justice soit un préalable à une demande de déréférencement. Emmanuel Parody, chief exexutive officer of CUP Interactive and general secretary of the GESTE (group of contents and online services publishers), reminded that the job of publisher is an old job consisting in bringing together the technical and financial means to exercise the right to publish and share information, but also the right to defend and maintain these publications. Then, he spoke about the duties of the publishers who have developed some procedures to reply to the external requests for correction and withdrawal, he explained that the Internet has changed nothing in it, it has complicated the case, the law for the trust in a digital economy (LCEN) came to set a framework to the possible way of exercising these rights, the publishers have used to manage these situations. He explained that the concerns of publishers include the risk of manipulation as most queries go after rewriting a history that no longer fits what is an abuse of the spirit of the laws for self-interested ends, the risk of the automation or industrialization of the exercise of the right to be forgotten to bypass the publisher and directly address the search engine and the risk of loss of neutrality of the engines, the engine having a role in disseminating information, which can reduce the range and the visibility of the publications. He proposed that the editors are notified when the requests to dereferencing for them to know the origin of the request and the motivations of the withdrawal as they were expressed and interpreted. He also proposed that an action of justice is a prerequisite of a request to dereferencing.
Luciano Floridi demanda si les médias de masse devraient pouvoir remettre en question toute la procédure. Emmanuel Parody répondit qu’on pourrait attaquer sur le terrain légal tout en rappelant qu’il ne peut pas répondre à une procédure dans laquelle il n’est pas. Il apporta une précision à Sylvie Kaufmann en disant que par principe l’autorité judiciaire doit être le juge de l’action et qu’il peut y avoir une tentation de contourner une décision judiciaire. Peggy Valcke demanda si l’éditeur devrait être notifié par le moteur de recherche avant de retirer un lien et si le journaliste devrait être consulté pour clarifier s’il y a un intérêt public à préserver le lien. Emmanuel Parody répondit qu’il est responsable de ce qu’il publie dans le périmètre sur lequel il publie et qu’il n’a pas à prendre la responsabilité d’intervenir sur le référencement par respect du principe de neutralité des moteurs, il est équipé pour répondre directement. Luciano Floridi wondered if the mass media should be able to question the entire process. Emmanuel Parody replied that one could attack on the legal field while reminding that it can’t reply to a procedure in which he isn’t. He gave a precision to Sylvie Kaufmann saying that in principle the judicial authority shall be the judge of the action and that there may be a temptation to circumvent a court order. Peggy Valcke wondered if the editor should be notified by the search engine before removing a link and whether the journalist should be consulted to clarify whether there is a public interest in preserving the link. Emmanuel Parody replied that he is responsible for what he publishes in the scope in which he publishes and doesn’t have to take the responsibility to intervene on the referencing by the principle of neutrality of the engines, it is equipped to reply directly.

Bertrand Girin


Bertrand Girin

Bertrand Girin, président et cofondateur de Réputation VIP, fit remarquer que le formulaire de droit à l’oubli de Google n’est pas facilement accessible. Il proposa de démocratiser le droit à l’oubli en rendant les formulaires de demandes de droit à l’oubli accessibles à tous. Il défendit sa solution qui s’inspire du principe KISS, le service forget me. Selon lui, son service simplifie la procédure, montre 31 cas concrets classés dans 9 catégories et propose des messages types. Il proposa aux moteurs de traiter les demandes simples et de laisser les demandes complexes à la société civile, à la CNIL et à la justice. Bertrand Girin, president and co-founder of Réputation VIP, pointed out that the form of right to be forgotten Google is not easily accessible. He proposed to democratize the right to be forgotten by making application forms right to be forgotten accessible. He defended his solution which is based on the KISS principle, the service forget me. According to him, his service simplifies the process, shows 31 concrete cases classified in 9 categories and offers some standard messages. He proposed that the engines treat the simple requests and let the complex requests to the civil society, the CNIL and the justice.
Luciano Floridi demanda comment traiter les cas complexes. Bertrand Girin répondit qu’il faut laisser les cas complexes aux législateurs et se concentrer sur les cas simples. David C. Drummond demanda s’il était en train de nous dire que d’après la décision de la CJUE Google n’était pas obligé de trancher les cas difficiles. Bertrand Girin répondit que Google devrait rester pragmatique et qu’il y a déjà beaucoup de questions qui se posent sur les cas simples, il parla notamment de normaliser les procédures entre moteurs de recherche, de pouvoir parler à quelqu’un dans le cadre de la procédure de déréférencement et de décider si plusieurs demandes pour une URL pourrait être acceptées. José-Luis Piñar demanda s’il ne serait pas préférable de traiter la source de l’information en contactant d’abord le webmaster plutôt qu’en commençant par se tourner vers le moteur de recherche. Bertrand Girin répondit que c’est surtout la visibilité de l’information qui importe pour les gens. Frank La Rue dit qu’il partait du principe que beaucoup de gens pensent que le droit à l’oubli est un droit consacré alors qu’il n’y a pas de consensus à ce sujet dans le monde des droits de l’Homme et qu’il avait soumis un rapport sur le droit de faire la vérité qui va exactement à l’opposé. Il ajouta qu’il n’est pas sûr que simplifier des procédures pour effacer quelque chose qui se référerait à leur passé soit une bonne idée. Il lui demanda s’il avait réfléchi à cette équilibrage entre le droit à l’oubli et le droit de faire la vérité. Bertrand Girin répondit que sa société a été créée par des ingénieurs, que la technologie n’est ni bonne ni mauvaise et que c’est la manière de l’utiliser qui fait la différence. Il ajouta qu’en tant qu’ingénieurs, ils sont incompétents et mal à l’aise face à des questions philosophiques et qu’ils ont donc créé un comité d’éthique il y a 2 ans. Sabine Leutheusser-Schnarrenberger lui dit qu’il est en faveur de la mise en œuvre du droit à l’oubli et qu’il critique les pratiques actuelles de Google. Elle lui demanda s’il demande à Google d’être plus actif ou plus impliqué. Bertrand Girin dit ne pas critiquer et être favorable dans l’ensemble au droit à l’oubli numérique parce qu’il voit la souffrance des gens. Il dit avoir trouvé Google très réactif et vouloir aider en apportant sa petite contribution de manière pragmatique. Sylvie Kauffmann lui demanda à quelle stade on fait la différence entre les cas simples et les cas compliqués et à quelle stade on va vers l’autorité publique ou on laisse l’opérateur privé s’en occuper. Bertrand Girin parla de catégoriser les demandes et rappela que son service n’est qu’une plateforme technique qui transfère les demandes entre les gens et les moteurs. Luciano Floridi asked how to deal with complex cases. Bertrand Girin said that one must leave the complex case to the lawmakers and focus on the simple cases. David C. Drummond asked if he was saying that according to the decision of the EUCJ Google didn’t have to judge the difficult cases. Bertrand Girin said that Google should be pragmatic and there is already a lot of issues on simple cases, he spoke in particular about standardizing the procedures between the search engines, to be able to talk to someone in the context of a request to dereferencing and decide if several requests for a URL could be accepted. José-Luis Piñar asked whether it would be better to treat the source of the information by first contacting the webmaster rather than starting to turn to the search engine. Bertrand Girin replied that it is mainly the visibility of the information that matters to people. Frank La Rue said that he assumed that many people think that the right to be forgotten is a guaranteed right whereas there is no consensus on this in the world of human rights and he had submitted a report on the right to the truth is the exact opposite. He said that he isn’t sure that simplifying the procedures to erase something that would refer to their past is a good idea. He asked if he had thought about this balancing between the right to be forgotten and the right to the truth. Bertrand Girin replied that his company was founded by some engineers, the technology is neither good nor bad and that’s the way to use it that makes the difference. He added that, as engineers, they are incompetent and ill at ease with philosophical issues and therefore created an ethics committee 2 years ago. Sabine Leutheusser-Schnarrenberger told that he is in favor of the implementation of the right to be forgotten and he criticizes the current practices of Google. She asked him if he asks Google to be more active and more involved. Bertrand Girin said not to criticize and be favorable throughout the right to be forgotten because he sees the suffering of the people. He claimed to find Google very responsive and to want to help by giving his small contribution pragmatically. Sylvie Kauffmann asked him at which point is the difference between the simple and the complicated cases and at which stage it goes to the public authority or private operator is allowed to do it. Bertrand Girin spoke about categorizing the requests and remembered that his service is only a technical platform that forwards the requests between the people and the engines.

Marguerite Arnaud


Marguerite Arnaud

Marguerite Arnaud, avocate, commença par rappeler que son document que David C. Drummond venait d’évoquer en la présentant est un mémoire de fin d’études et non un livre et que ses propos n’engagent que sa propre personne. Elle dit que le 13 mai 2014, la cour de justice de l’Union Européenne rendit un arrêt dans l’affaire dite « Google Spain » qui fit couler beaucoup d’encre et suscita de vives émotions tant du côté des partisans de la liberté d’expression et du droit à l’information du public que des défenseurs de la vie privée. Selon elle, cet arrêt laisse en suspens un grand nombre de questions aujourd’hui, notamment de mise en œuvre pratique. Elle définit le concept de droit à l’oubli, concept à la fois lyrique, vendeur, effrayant et dangereux pour la liberté d’expression comme l’oubli est associé à l’effacement, à la suppression définitive de contenus et à l’absence de mémoire. Elle ajouta que ses contours juridiques demeurent incertains, c’est un droit en construction qui s’appuie sur des droits existants, la réglementation sur les données personnelles et les droits fondamentaux de la personne (droit au respect de la vie privée, droit à l’information). Elle évoqua la directive 95/46/CE du Parlement européen et du Conseil, du 24 octobre 1995, relative à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, qui date d’une époque où Internet était encore très peu utilisé. Elle parla de vieux concepts fondamentaux historiques qui impliquent qu’on en ait une perception intuitive assez traditionnelle qui nous empêche de considérer les vrais problèmes posées par Internet et les moteurs de recherche. Elle prit l’exemple de l’atteinte à la vie privée pour parler des risques spécifiques d’Internet en comparant à la presse papier, dont le fichage, le profilage, l’absence de chronologie de l’information, l’absence d’oubli naturel et l’écho surdimensionné. Ensuite, elle revint sur les termes de l’arrêt qui sont ambigus. Selon elle, il consacre un droit très circonscrit, il s’agit de droit au déréférencement sur une page de résultats à partir du nom de la personne d’un lien vers un contenu qui n’implique pas qu’on retire cette information du site internet source et qui n’implique pas non plus que cette information reste accessible sur d’autres pages de résultats du moteur de recherche. Elle répondit ensuite à la question suivante : une personne qui a joué un rôle dans la vie publique a-t-elle le droit à l’oubli aujourd’hui? Selon elle, la cour considère que les droits fondamentaux de la personne prévalent en principe sur l’intérêt du public d’avoir accès à l’information sauf quand cet intérêt apparait comme prépondérant notamment du fait du rôle joué par la personne dans la vie publique. Elle ajouta que le raisonnement de la cour est alambiqué et qu’on ne sait pas très bien comment interpréter cette référence au rôle joué par la personne dans la vie publique. Elle proposa alors deux visions de cette référence, soit une personnalité publique est catégoriquement exclue du droit à l’oubli, soit c’est l’intérêt prépondérant du public qui sert d’indice pour décider. Elle pencha plutôt pour la deuxième vision comme la jurisprudence actuelle reconnait un droit au respect de la vie privée aux personnalités publiques même s’il se réduit au respect de leur intimité. Elle répondit à la question suivante : « quelle est le rôle du moteur de recherche dans la mise en œuvre du droit à l’oubli? » (Est-ce vraiment à lui d’opérer une mise en balance?). Elle confirma que la cour dit qu’il a l’obligation de supprimer de la liste de résultats un lien lorsque la demande est fondée au regard des conditions qui sont posées notamment lorsque les données sont inexactes, excessives, impertinentes mais elle est moins explicite en ce qui concerne la mise en balance comme elle n’indique pas clairement qui du juge, de l’autorité administrative ou du moteur de recherche doit la faire. Elle ajouta que la mise en balance entre les droits fondamentaux est traditionnellement le rôle du juge. Elle proposa une association entre les CNILs européennes et une coopération entre les moteurs de recherche à ce sujet pour qu’une décision soit la même sur tous les moteurs de recherche. Elle conclut en disant que cet arrêt laisse des questions sans réponses, qu’il est difficile de penser qu’on puisse établir un quadrillage parfait des contenus, qu’un texte serait plus sensible qu’une image mais des points d’attention peuvent être dégagés notamment quant aux contenus qui concernent des personnalités publiques mais aussi certaines catégories de personnes privées (les mineurs et les incapables) et que le droit à l’oubli ne peut pas être brandi ni comme le régulateur de tout conflit de droit sur Internet ni comme un outil intempestif d’abus de droit. Marguerite Arnaud, lawyer, began by noting that her paper that David C. Drummond had just mentioned while introducing her is a final year dissertation and not a book, and that her comments engage solely her own person. She said that, May 13th 2014, the Court of Justice of the European Union issued a judgment in the case known as « Google Spain » which caused much attention and aroused strong emotions both among the supporters of free speech and the right to public information that among the supporters of privacy. According to her, this decision leaves open many questions today, especially in the practical implementation. It defines the concept of right to be forgotten, at once a lyrical, sales-oriented, frightening and dangerous for freedom of expression concept as the forgetfulness is associated with the deletion, the final removal of contents and the lack of memory. She added that its legal contours remain unclear, it is a right that is being built based on some existing rights, the regulation of personal data and the fundamental human rights (right to respect for private life, the right to information). She spoke about the Directive 95/46/EC of the European Parliament and of the Council of the 24th October 1995 on the protection of individuals with regard to the processing of personal data and on the free movement of such data, which dates a time when the Internet was still very little used. She spoke about some old historic core concepts that imply that one has an intuitive rather traditional perception that prevents us from considering the real issues posed by the Internet and the search engines. She took the example of the invasion of privacy to talk about the specific risks of the Internet by comparing it to the written press, including the personal data collection, the profiling, the lack of timing information, the lack of natural forgetfulness and the oversized echo. Then, she returned to the terms of the judgment that are ambiguous. According to her, it enshrines a very circumscribed right, it is right to dereferencing on a search results page from the name of the person on a link to a content that doesn’t imply that one removes this information from the source internet website and doesn’t imply that this information is accessible on other pages of search engine results. She then answered the following question: does a person who played a role in public life have the right to be forgotten today? According to her, the court considers that the fundamental human rights in principle take precedence over the public interest to have access to information except when the interest appears to be predominant in particular because of the role of the person in public life. She added that the reasoning of the court is convoluted and it isn’t clear how to interpret this reference to the role played by the person in public life. She then offered two visions of this reference, either a public personality is categorically excluded from the right to be forgotten, or it’s the predominant public interest which serves as an hint to decide. She leaned rather towards to the second view as the current case law recognizes a right to respect for private life for the public persons even if it is reduced to the respect for their privacy. She answered the following question: « what is the role of the search engine in the implementation of the right to be forgotten? » (Is it really up to him to make a balance?). She confirmed that the court says that it has an obligation to remove from the list of results a link when the request is justified under conditions that are asked in particular when the data are inaccurate, excessive, sassy but it is less explicit regarding the balance as it isn’t clear who should do it, the judge, the administrative authority or the search engine. She added that the balance between fundamental rights has traditionally been the role of the judge. She suggested an association between the European CNILs and a cooperation between the search engines about it so that a decision is the same on all search engines. She concluded by saying that this decision leaves some unanswered questions, that it is difficult to believe that we can establish a perfect grid of the contents, that a text would be more sensitive than a picture, but some points of attention can be learned in particular about the contents concerning some public persons but certain categories of individuals (minors and incapacitated) too and that the right to be forgotten can be held up neither as the regulator of any conflict of law on the Internet nor as an inadvertent tool of abuse of rights.
Translation in progress…

Céline Castels-Renard


Céline Castels-Renard

Céline Castels-Renard, professeure de droit privé à l’université de Toulouse 1 Capitole, revint au préalable sur des principes du droit européen et du droit français. Elle parla d’abord de la liberté d’expression, elle rappela que ce n’est pas un droit absolu, qu’il faut tenir compte d’autres droits dont le respect de la vie privée et que cela doit conduire Google à faire preuve de beaucoup de prudence dans le déréférencement. Elle parla d’une réserve d’interprétation sur la Loi pour la Confiance en l’Économie Numérique (LCEN) du 10 juin 2004 : la cour constitutionnelle avait rappelé que les hébergeurs, des opérateurs privés, ne devaient pas se substituer aux juges, ils leur étaient donc demander de supprimer les contenus manifestement illicites (de n’intervenir que quand c’est manifeste et évident). Elle ajouta que cette fois-ci, les moteurs de recherche sont dans une situation plus délicate comme c’est une décision de justice et pas une loi qui leur demande de déréférencer. Elle fit remarquer qu’on parlait de contenus illicites dans la LCEN alors qu’on ne parle pas nécessairement d’un contenu illicite quand on parle de déréférencement. C’est pourquoi elle qualifia les demandes de déréférencement de « subjectives ». Elle dit qu’elle trouve assez difficile de fixer des critères, qu’elle ne voit pas en quoi une image ou un texte serait moins préjudiciable aux individus et qu’il faut considérer toutes les demandes quel que soit le format, de même pour la source, que ce soit un blog personnel ou un site officiel comme cela peut porter atteinte à leur vie privée et à leur réputation de la même façon à partir du moment que c’est accessible sur Internet. Elle estima que les questions autour des contenus sont les plus délicates à apprécier (contenus historiques, contenus racistes, etc) et qu’il faut agir avec beaucoup de précautions. Selon elle, en cas de doute, il est préférable de ne pas déréférencer. Elle ajouta que pour les cas complexes qui ne relèvent pas de l’évidence, mieux vaut s’abstenir de déréférencer. Elle parla ensuite de l’impact sur le public et sur les personnes. Elle mit en garde Google en lui demandant de ne pas trop en faire, de ne pas chercher ce qui est préjudiciable, de ne pas se mettre à la place du juge, de respecter un principe de loyauté ou de neutralité pour ne pas compliquer le traitement de la requête. Elle tenta de donner des critères de traitement des requêtes. Elle estima que les mineurs devraient être placés dans une situation un peu particulière et elle évoqua la loi de Californie sur le droit à l’oubli des mineurs. Elle dit que comme les américains sont habituellement considérés comme moins enclins à protéger la vie privée que les européens, nous devrions prendre exemple sur cette loi de Californie en considérant à part le cas des mineurs qui ne maîtriseraient pas très bien leur image à une certaine période de leur vie. Elle parla ensuite du critère de temporalité comme une information peut devenir obsolète, périmée et donc inutile pour le public voire trompeuse. Selon elle, le droit à l’oubli aurait lieu d’être quand il y aurait une certaine vétusté de l’information. Elle ajouta que c’est le cas dans l’affaire Google Spain, où l’information n’a d’intérêt pour personne. Elle répéta que l’opérateur privé ne doit pas se substituer au juge mais elle estima qu’il est important qu’il motive le refus d’une demande de déréférencement même si ce n’est qu’un rappel de la loi qui sera utile pour le juge qui se demandera pourquoi Google n’a pas fait droit à la demande en cas de procès comme la personne n’obtenant pas satisfaction auprès de Google pourra exercer un recours judiciaire. Elle insista sur le contrôle judiciaire de la mise en balance des droits fondamentaux qui ne devrait pas être laissé à des autorités administratives et elle dit qu’on ne peut pas tout attendre de la loi qui ne pourra pas énoncer tous les critères qu’on n’arrive pas à définir aujourd’hui, elle parla de décisions au cas par cas du ressort du juge. Selon elle, Google est en première ligne, il doit traiter les décisions évidentes sinon il doit s’en remettre au juge. Elle proposa à Google de respecter son périmètre, de se contenter de ce qui est affiché pour traiter les demandes, de rester dans le périmètre d’un opérateur privé de référencement. Quant à la territorialité du droit, elle se prononça en faveur d’une distinction entre l’union européenne et le reste du monde comme l’atteinte est liée au lieu de résidence. Céline Castels-Renard, professor of private law at the University of Toulouse 1 Capitole, returned beforehand on the principles of the European law and French law. She spoke first about freedom of speech, she reminded that this isn’t an absolute right, which must take account of the other rights, the respect for privacy and that it must lead Google to be very careful in the dereferencing. She spoke about a reservation of interpretation of the law for the trust in the digital economy (LCEN) of June 10th 2004: the constitutional court reminded that the hosters, some private operators, shouldn’t take the place of the judges, therefore they were asked them to remove the clearly illegal contents (to intervene only when it is plain and obvious). She added that this time, the search engines are in a more difficult position as it is a court decision and not a law that requires them to dereference. She noted that we were talking about illegal contents in the LCEN whereas we aren’t necessarily talking about illegal contents when we’re talking about dereferencing. That’s why she claimed that those requests to dereferencing are « subjective ». She said that she finds quite difficult to set some criteria, that she doesn’t see how an image or text would be less damaging to individuals and that we must consider all requests regardless of the format, as for the source, be it a personal blog or an official website as this can jeopardize their privacy and their reputation in the same way from the time it is available online. She reckoned that the issues around the contents are the more difficult to assess (historical contents, racist contents, etc) and that we must act with great caution. According to her, when in doubt, it is best not to dereference. She added that for complex cases that fall outside of the obviousness, it is best not to dereference. Then, she spoke about the impact on the public and on the people. She warned Google by asking it not to do too much, not to look for what is harmful, not to put themselves in the place of the judge to respect the principle of loyalty or neutrality in order to not complicate the treatment of the request. She tried to give some criteria of request processing. She reckoned that the minors should be placed in a somewhat unusual situation and she evoked the California law on the right to be forgotten for the minors. She said that as the Americans are usually considered less likely to protect privacy than the European, we should follow the example of this California law by considering separately the case of the minors who wouldn’t master well their image to a certain period of their life. The, she spoke about the criterion of temporality as the information can become obsolete, outdated and therefore useless or even misleading for the public. According to her, the right to be forgotten would be relevant when there would be a certain obsolescence of the information. She added that this is the case in the affair Google Spain, where the information is of interest to nobody. She repeated that the private operator doesn’t replace the judge, but she felt that it is important that it motivates the refusal of a request to dereferencing even though it is only a reminder of the law that will be useful to the judge who will ask why Google didn’t accept the request in case of a lawsuit as the person getting no satisfaction from Google may seek a judicial remedy. She insisted on the judicial control on the balancing of fundamental rights that shouldn’t be left to some administrative authorities and she said that you can’t expect everything from the law that can’t state all criteria that we are unable to define today, she spoke about decisions on a case by case basis for the judge. According to her, Google is at the front line, it must treat the obvious decisions otherwise it must rely on the judge. She suggested Google to respect its perimeter, to settle for what is posted to process the requests, to stay within the boundaries of a private operator of referencing. As for the territoriality of the law, she declared to be in favor of a distinction between the European Union and the rest of the world as the attack is linked to the place of residence.
Translation in progress…

Bertrand de La Chapelle


Bertrand de La Chapelle

Bertrand de La Chapelle, directeur d’Internet & Jurisdiction Project, rappela que les discussions qui avaient eu lieu à Madrid et à Rome avaient porté sur des questions de fond. Il s’intéressa surtout à l’aspect procédural. Il évoqua lui aussi le rôle quasiment judiciaire conféré à des sociétés privées et un équilibre difficile à trouver entre les droits fondamentaux. Il ajouta que c’est justement parce qu’il y a un équilibre à trouver entre des droits importants que le respect des droits de la défense doit être pris en compte puisque le rôle du moteur de recherche est là quasiment judiciaire. Translation in progress…
Translation in progress…

Laurent Cytermann


Laurent Cytermann

Laurent Cytermann, rapporteur général adjoint au conseil d’État, parla du rapport dont il est l’un des auteurs sur les droits fondamentaux dans le domaine du numérique, qui comporte cinquante propositions. Il rappela ce qu’est le conseil d’État, la juridiction administrative suprême en France qui joue le rôle de conseil juridique du gouvernement et du parlement et qui formule des recommandations au pouvoir public. Il choisit de se concentrer sur la proposition n°5 qui concerne la mise en œuvre du droit à l’oubli qu’il préféra qualifier de droit au déréférencement. Il commença par aborder le thème de l’implication des éditeurs de sites Internet. Le conseil d’État estime que ces éditeurs devraient recevoir des notifications préalablement à la décision prise par l’exploitant du moteur de recherche, elles devraient permettre à ces éditeurs de faire valoir leurs observations et ils devraient pouvoir postérieurement à ces décisions saisir le juge. Translation in progress…

Conclusion


Conclusion

Pour conclure, To conclude,
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Auteur : Julien Gouesse Author: Julien Gouesse
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Mamie Burger : restaurants français à Paris [Mamie Burger: French restaurants in Paris]

Façade du restaurant français Mamie Burger [Frontage of the French restaurant Mamie Burger]
Français English
J’ai mangé au moins trois fois chez Mamie Burger. Je l’ai découvert en faisant des recherches sur la cuisine normande. Je suis alors tombé sur cet article. I ate at least three times at Mamie Burger. I discovered it while doing some searches about Normandy cooking. Then, I found this article.
Intérieur du restaurant français Mamie Burger [Indoor of the French restaurant Mamie Burger]
Intérieur du restaurant français Mamie Burger [Indoor of the French restaurant Mamie Burger]
Les restaurants Mamie Burger sont très peu décorés. Celui qui a ouvert plus récemment est beaucoup plus grand et plus confortable que son prédécesseur. Le plus grand peut accueillir jusqu’à 45 personnes et dispose de quelques banquettes alors que le plus petit peut accueillir jusqu’à 20 personnes. En conséquence, si vous voulez être au calme ou si vous êtes nombreux, allez plutôt dans le plus grand. D’ailleurs, il est difficilement possible de manger sur place sans faire la queue dans le plus petit si vous venez en fin de semaine tant il est bondé, prévoyez une bonne demi-heure d’attente le samedi soir sauf en période creuse. Les cartes de crédit sont acceptés, les tickets restaurant aussi. Vous pouvez manger sur place ou prendre à emporter. Je ne sais pas s’il est possible de réserver. La musique n’est pas trop forte dans le grand restaurant, c’est pratique, on s’entend, on peut discuter. The restaurants Mamie Burger are a very little bit decorated. The one that opened up more recently is much larger and more comfortable than its predecessor. The biggest one can accommodate up to 45 people and it features some bench seats whereas the smallest one can accomodate up to 20 people. As a consequence, if you really want to have a quiet or if you are numerous, rather go to the biggest one. In fact, it is hardly possible to eat in without queuing in the smallest one if you come on the weekend as it is crowded, plan a good half-hour wait on Saturday evening except in slack periods. The credit cards are accepted, the restaurant tickets too. You can eat in or take away. I don’t know whether it’s possible to book. The music isn’t too loud in the large restaurant, it’s convenient, we hear each other, we can discuss.
Le personnel est correct et sympathique. Une serveuse a oublié mon gâteau au chocolat mais je ne lui en ai pas tenu rigueur comme je semblais très pressé. Lorsque je m’en suis rendu compte, je suis revenu, j’ai montré mon ticket de caisse et elle me l’a mis dans mon sac. The staff is correct and friendly. The waitress forgot my chocolate cake but I didn’t hold it against her as I seemed to be in a hurry. When I realized it, I came back, I showed my sales receipt and she put it into my bag.
Tarifs de Mamie Burger [Mamie Burger's Rates]
Mamie Burger, tous droits réservés Mamie Burger, all rights reserved
Quant au prix, les formules suivantes sont disponibles tout le temps dans le petit restaurant et seulement le midi dans le grand restaurant (si j’ai bien compris) :

  • burger + frites : 12 €
  • burger + frites + boisson :14 €
  • burger + frites + boisson + dessert : 16 €

Les hamburgers coûtent entre 9 et 10.50 €. Les accompagnements coûtent entre 3 et 4 €, les salades coûtent 7.50 €, les desserts coûtent entre 4 et 4.50 €, les boissons chaudes coûtent entre 1.80 et 2.50 €, les boissons sans alcool coûtent entre 2 et 3 €, les boissons alcoolisées coûtent entre 4.50 et 6 €. Le doublement de la quantité de viande et de fromage d’un hamburger coûte 5 €.

As for the rates, the following formulas are available all the time in the small restaurant and only for lunch in the large restaurant (if I understood correctly):

  • burger + fries : 12 €
  • burger + fries + drink :14 €
  • burger + fries + drink + dessert : 16 €

The hamburgers cost between 9 and 10.50 €. The side dishes cost between 3 and 4 €, the salads cost 7.50 €, the desserts cost between 4 and 4.50 €, the hot drinks cost between 1.80 and 2.50 €, the soft drinks cost between 2 and 3 €, the alcoholic drinks cost between 4.50 and 6 €. Doubling the amount of meat and cheese for an hamburger costs 5 €.

Carte du restaurant français Mamie Burger [Board of the French restaurant Mamie Burger]
Bonnes nouvelles, la viande est d’origine française et les pains des hamburgers sont faits par un artisan boulanger. Ils sont assez classiques, pas multicolores mais délicieux. La taille des hamburgers est tout à fait satisfaisante, la viande est bonne, sa cuisson est respectée, les cuisiniers ne lésinent pas sur le fromage qui me laisse un très bon souvenir. Je n’ai pas goûté les salades mais les hamburgers sont savoureux, il y a même un hamburger végétarien et un hamburger au poisson. Pas mal de sauces sont proposées avec les hamburgers. Les frites sont bien cuites et en quantité satisfaisante. Il est possible de prendre du coleslaw ou une petite salade comme accompagnement (liste non exhaustive) à la place des frites. La limonade bio est proposée parmi les boissons sans alcool. Les deux desserts que j’ai goûtés tiennent la route, surtout le gâteau au chocolat. Good news, the meat is of French origin and the buns are made by a craft baker. They are fairly standard, not multicolored but delicious. The size of the hamburgers is quite satisfactory, the meat is good, its cooking is respected, the cooks don’t skimp on the cheese that leaves me a very sweet memory. I haven’t tasted the salads but the hamburgers are tasty, there are even a veggie burger and a hamburger with fish. Quite a lot of sauces are available with the hamburgers. The fries are well cooked and its quantity is satisfying. You can take a small salad or some coleslaw as a side dish (not exhaustive list) instead of the fries. The organic lemonade is suggested among the soft drinks. The two desserts I tasted are quite good, especially the chocolate cake.
Pour conclure, le premier restaurant a ouvert en 2013, le second restaurant a ouvert le 16 avril 2014. Selon moi, Mamie Burger a un choix nettement moins large que H.A.N.D mais il est nettement moins radin sur les quantités que Blend, il est un peu moins cher, plus confortable et presque aussi bon que Big Fernand mais plus cher que Starvin’Joe. Ses hamburgers sont juste assez originaux pour se démarquer des fast foods sans nous donner l’impression que nous mangeons des trucs extraterrestres qui n’ont presque plus rien à voir avec des hamburgers (contrairement à Lefty). Ses pains à hamburgers sont plus ordinaires que ceux du BAB. Quand je veux manger des hamburgers traditionnels, je vais plutôt chez Breakfast in America. J’y reviendrai. To conclude, the first restaurant opened in 2013, the second restaurant opened on April, 16th, 2014. I think Mamie Burger has a significantly narrower choice than H.A.N.D but it is far less cheapskate on the amounts than Blend, it is a little cheaper, more comfortable and almost as good as Big Fernand but more expensive than Starvin’Joe. The burgers are just original enough to stand out from fast foods without giving us the impression that we eat some alien things that have almost nothing to do with hamburgers (unlike Lefty). The hamburger buns are more common than those of Le BAB. When I want to eat some traditional hamburgers, I rather go to Breakfast in America. I will come back here.
Mamie Burger se situe au 18 rue Saint Fiacre et au 16 rue de la Michodière dans le deuxième arrondissement de Paris. Mamie Burger is located at 18 Saint Fiacre street and at 16 Michodière street in the second district of Paris.
N.B : Prix donnés à titre indicatif, susceptibles de variation. N.B: Indicative prices, which may change.
Frites du restaurant français Mamie Burger [Fries of the French restaurant Mamie Burger]
Frites Fries
Hamburger Mamie Burger Classic du restaurant français Mamie Burger [Hamburger Mamie Burger Classic of the French restaurant Mamie Burger]
Hamburger Mamie Burger Classic du restaurant français Mamie Burger [Hamburger Mamie Burger Classic of the French restaurant Mamie Burger]
Hamburger Mamie Burger Classic Hamburger Mamie Burger Classic
Hamburger au poulet Tata Monique du restaurant français Mamie Burger [Chicken Burger Tata Monique of the French restaurant Mamie Burger]
Hamburger au poulet Tata Monique du restaurant français Mamie Burger [Chicken Burger Tata Monique of the French restaurant Mamie Burger]
Hamburger au poulet Tata Monique Chicken Burger Tata Monique
Hamburger Cousin de Savoie du restaurant français Mamie Burger [Burger Cousin de Savoie of the French restaurant Mamie Burger]
Hamburger Cousin de Savoie du restaurant français Mamie Burger [Burger Cousin de Savoie of the French restaurant Mamie Burger]
Hamburger Cousin de Savoie Burger Cousin de Savoie
Hamburger Tonton Jeff du restaurant français Mamie Burger [Burger Tonton Jeff of the French restaurant Mamie Burger]
Hamburger Tonton Jeff du restaurant français Mamie Burger [Burger Tonton Jeff of the French restaurant Mamie Burger]
Hamburger Tonton Jeff Burger Tonton Jeff
Hamburger Popeye Fish du restaurant français Mamie Burger [Burger Popeye Fish of the French restaurant Mamie Burger]
Hamburger Popeye Fish Hamburger Popeye Fish
Hamburger Papi Dédé du restaurant français Mamie Burger [Burger Papi Dédé of the French restaurant Mamie Burger]
Hamburger Papi Dédé Hamburger Papi Dédé
Cheesecake du restaurant français Mamie Burger [Cheesecake of the French restaurant Mamie Burger]
Cheesecake Cheesecake
Gâteau au chocolat du restaurant français Mamie Burger [Chocolate cake of the French restaurant Mamie Burger]
Gâteau au chocolat Chocolate cake
Milkshake du restaurant français Mamie Burger [Milkshake of the French restaurant Mamie Burger]
Milkshake Milkshake
Ticket de caisse du restaurant français Mamie Burger [Sales receipt of the French restaurant Mamie Burger]
Ticket de caisse du restaurant français Mamie Burger [Sales receipt of the French restaurant Mamie Burger]
Ticket de caisse du restaurant français Mamie Burger [Sales receipt of the French restaurant Mamie Burger]
Tickets de caisse Sales receipts
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