Réseaux « sociaux » : le journal mensuel des adhérents de la CGT fait fausse route [« Social » media: the monthly newspaper of CGT’s members go the wrong way]

Syndicalisme 2.0 par Cyrielle Blaire, La CGT Ensemble n°115 Février 2019 [Unionism 2.0 by Cyrielle Blaire, The CGT Together n°115 February 2019]
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Chaque mois, je reçois le journal des adhérents de la CGT appelé « Ensemble » et édité par « La Nouvelle Société anonyme La Vie ouvrière » 1, qui s’occupe également du magazine « La Nouvelle Vie ouvrière ». Je suis membre de la CGT depuis plus de dix ans 2, je sais très bien que nous ne sommes pas d’accord sur absolument tout à la virgule près, il peut exister des différences d’appréciation voire même d’importantes divergences. Toutefois, je m’attendais naïvement à ce que notre journal mensuel reflète la multiplicité des points de vue et cela avait déjà été le cas l’an dernier au sujet de Balance Ton Porc et MeToo, Marie-Laure Dufresne-Castets (que j’avais citée dans mon précédent article 3) et Sophie Binet défendant des positions diamétralement opposées. Quelle fut ma déception en lisant l’article titré « Réseaux sociaux. Syndicalisme 2.0 » écrit par Cyrielle Blaire dans le numéro 115 sorti en février 2019 4. I monthly receive the newspaper of the CGT’s members called « Ensemble » and edited by « La Nouvelle Société anonyme La Vie ouvrière » 1, which also deals with the magazine « La Nouvelle Vie ouvrière ». I’ve been a member of the CGT for more than ten years 2, and I know very well that we don’t agree on everything to the letter, there may be differences of opinion or even major divergences. However, I naively expected our monthly journal to reflect the multiplicity of viewpoints, and this was already the case last year with Balance Ton Porc and MeToo, Marie-Laure Dufresne-Castets (whom I had quoted in my previous article 3) and Sophie Binet defending some diametrically opposed positions. How disappointed I was when I read the article entitled « Social media. Syndicalism 2.0 » written by Cyrielle Blaire in the number 115 released in February 2019 4.
Premièrement, elle énumère « Facebook, Twitter, Instagram… », elle choisit de ne pas mentionner Diaspora, Friendica, Mastodon et bien d’autres, elle sélectionne ses vainqueurs dignes de figurer dans son article 4, vainqueurs qu’elle qualifie très vite d' »outils de communication incontournables ». Zut, flûte, je vais m’arrêter de respirer, comment puis-je même exister sans être présent sur Facebeurk 5, Twitbeurk et Instacrame? Désolé, je ne souhaite pas me vanter mais à l’heure où j’écris ces lignes, mon blog a reçu plus de 479000 visites malgré mon absence des réseaux « sociaux ». At first, she lists « Facebook, Twitter, Instagram… », she chooses not to mention Diaspora, Friendica, Mastodon and many others, she selects her winners worthy to appear in her article 4, winners which she quickly describes as « unavoidable communication tools ». Damn, drat, I’m going to stop breathing, how can I even exist without being present on FaceYuk 5, TwitYuk and Instaburn? Sorry, I don’t want to boast but at the time I write these lines, my blog has received more than 479000 visits despite my absence from the « social » media.
Deuxièmement, elle écrit « Et un défi pour les syndicats, qui y voient l’occasion d’élargir leur audience ». Elle oublie juste un point fondamental. Instagram appartient à Facebook Inc. 6, ses trois vainqueurs sont donc détenus par Facebook Inc. (qui détient aussi WhatsApp 7) et Twitter (qui détient aussi Vine 8 et Periscope 9), ce sont deux entreprises privées américaines cotées en bourse, deux organisations à but lucratif, ce ne sont absolument pas des organisations caritatives. Elles contrôlent tout ce qui s’affiche sur leurs sites web respectifs, elles ont déjà censuré des contenus politiques 10 11 12 13 et l’une d’elles travaille déjà depuis 2015 avec la commission européenne au développement d’outils de modération, ces mêmes outils risquant de devenir obligatoires et de tuer toute expression politique contestataire si le règlement « relatif à la prévention de la diffusion en ligne de contenus à caractère terroriste » 14 est voté. Facebook Inc. et Twitter n’ont pas du tout les mêmes intérêts que la CGT, elle ne devrait pas voir en elles des alliés mais plutôt des ennemis à combattre âprement. Secondly, she writes « And a challenge for the unions, who see that as an opportunity to broaden their audience ». She just forgets one fundamental point. Instagram is owned by Facebook Inc. 6, so her three winners are held by Facebook Inc. (which also holds WhatsApp 7) and Twitter (which also holds Vine 8 and Periscope 9), these are two American private companies listed on the stock exchange, two for profit organizations, they are absolutely not charitable organizations. They monitor everything on their respective websites, they have already censored political content 10 11 12 13 and one of them has already been working since 2015 with the European Commission to develop some moderation tools, the same tools that risk to become mandatory and to kill any political expression revolting against established values if the regulation “on the prevention of online broadcasting of terrorist content” 14 is passed. Facebook Inc. and Twitter don’t have the same interests as the CGT, it shouldn’t see them as allies but as enemies to fight fiercely.
Troisièmement, elle prétend que « Sans Facebook et ses 25 millions de profils, le mouvement des « gilets jaunes » n’aurait jamais connu une telle ampleur ». Avec des « si » on mettrait Paris en bouteille. Autrement dit, à force de suppositions, tout est possible. Elle n’est aucunement en mesure de prouver ce qu’elle affirme péremptoirement. C’est toujours la même rengaine, j’entends tout le temps les mêmes poncifs, on peut aussi remplacer le mouvement des gilets jaunes par les révolutions arabes pendant qu’on y est. Tout d’abord, j’ai participé aux actes 1, 2, 4 et 14 du mouvement des gilets jaunes, je me suis tenu informé via Demosphere 15 et heureusement, certaines informations sensibles s’échangent par le biais de logiciels libres de messagerie chiffrée et surtout pas sur Facebook, Twitter, Instagram, WhatsApp et compagnies. De plus, les services de renseignement ont pu très facilement repérer les 8 personnes qui ont lancé le mouvement parce qu’elles se sont jetées dans la gueule du loup en utilisant Facebook 16. A mon humble avis, ses vainqueurs ne sont ni indispensables ni recommandables comme outils de communication que ce soit pour connaître et faire connaître les luttes en cours et pour organiser les activités militantes comme cela revient à donner un pouvoir démesuré à des entreprises privées qui font leurs lois et qui ne sont absolument pas tenues de ne pas faire obstacle à la liberté d’expression. Thirdly, she claims that « the yellow vests movement would have never been such on the rise ». If wishes were horses, beggars would ride. In other words, by means of suppositions, everything is possible. She’s not at all capable of proving what she asserts peremptorily. I hear the same story over again, I hear all the time the same commonplaces, we can also replace the yellow vests movement by the Arabic revolutions while we’re there. First of all, I participated into the acts 1, 2, 4 and 14 of the yellow vests movement, I’ve kept myself informed via Demosphere 15 and fortunately, certain delicate information is exchanged by means of encrypted messaging free softwares and especially not on Facebook, Twitter, Instagram, WhatsApp and others. Moreover, the intelligence agencies were able to easily identify the 8 people who started the movement because they walked into the lion’s den by using Facebook 16. In my humble opinion, her winners are neither indispensable nor recommendable as communication tools for knowing and publicizing the ongoing struggles and for organizing the militant activities, as it consists in giving a disproportionate power to some private companies that make the rules and that are absolutely not bound to avoid standing in the way of freedom of speech.
Quatrièmement, elle écrit que le mouvement des « gilets jaunes » est né sur Internet avant d’insister sur le rôle joué par Facebook puis elle cite un conseiller en communication à l’UGICT-CGT qui écrit « Il faut que la rue rencontre le Web », elle entretient ainsi une confusion entre Internet et ses vainqueurs. C’est un excellent moyen de faire croire aux sceptiques que critiquer les réseaux « sociaux » énumérés au début de son article 4 revient à critiquer Internet tout entier et d’éviter à se justifier spécifiquement sur le choix de ces outils. Fourthly, she writes that the yellow vests movement was born on the Internet before insisting on the role played by Facebook and then she quotes a communications advisor at the UGICT-CGT who writes « The street must meet the Web », thus maintaining a confusion between the Internet and her winners. This is an excellent way to make skeptics believe that criticizing the « social » media listed at the beginning of her article 4 amounts to criticize the whole Internet and to avoid to justify oneself specifically on the choice of these tools.
Cinquièmement, elle cite le secrétaire de l’Union départemental de Seine-et-Marne selon lequel « les militants cliquent pour dire qu’ils aiment, mais ne partagent pas assez ». Non seulement elle n’évoque à aucun moment les risques déjà pris par les militants qui donnent à Facebook de précieuses informations sur leurs opinions syndicales mais elle les encourage à se mettre encore plus en danger. Je rappelle que Facebook est chargé par certaines banques de calculer la solvabilité de demandeurs de prêts 17 18, le risque est tout à fait concret, il ne s’agit pas de science-fiction. Dans mon précédent article 3, j’ai mentionné le cas d’un salarié licencié parce qu’il a « aimé » une publication de la CGT sur Facebook. Elle parle de personnalisation de l’expression des militants sans jamais évoquer l’équilibre à trouver entre le désir d’informer et la protection de la vie privée. Je ne recommande pas d’utiliser publiquement son nom complet quand on mentionne son activité militante sur Internet et si je pouvais remonter le temps, je choisirais plutôt un vrai pseudonyme au lieu de me servir de mon nom complet ici. Fifthly, she quotes the Departmental Union of Seine-et-Marne’s secretary according to whom « the activists click to say that they like but don’t share enough ». Not only doesn’t she at any time mention the risks already taken by the activists who give Facebook some valuable information about their union opinions, but she encourages them to put themselves even more in danger. I remind that Facebook is charged by some banks with calculating the solvency of loan applicants 17 18, the risk is quite concrete, it’s not science fiction. In my previous article 3, I mentioned the case of an employee who was fired because he « liked » a CGT publication on Facebook. She talks about personalizing the expression of the activists without ever mentioning the balance between the desire to inform and the protection of privacy. I don’t recommend that you use your full name publicly when you mention your militant activity on the Internet and if I could go back in time, I would rather use a true alias than use my full name here.
Sixièmement, elle cite le secrétaire de l’union locale de Villefranche-de-Rouergue pour qui « militer c’est aussi cliquer », le clictivisme est ainsi décomplexé. Il écrit que la communication CGT « n’atteignait pas tout le monde » et il ajoute au sujet des réseaux « sociaux » que « Leur utilisation s’ajoute à ce qu’on faisait avant ». Grâce à Facebook et Twitter, la communication CGT atteint aussi beaucoup de comptes inactifs 19 20, des bots et des zombies… Bien évidemment, comme les journées ne sont pas extensibles, le temps consacré aux prétendus réseaux « sociaux » se fait au détriment du reste. A mon humble avis, certains militants 21 feraient mieux d’apprendre à utiliser les systèmes de gestion de contenus et les autres types d’outils de publication sur Internet pour alimenter de manière efficace, peu chronophage et pertinente les sites web qui gravitent autour de la CGT. Les personnes susceptibles de s’intéresser à la CGT peuvent déjà accéder aux sites web, alimenter les réseaux « sociaux » revient à travailler gratuitement pour des organisations à but lucratif et à servir d’appât pour que leurs utilisateurs y passent plus de temps et y soient ainsi encore plus exposés aux publicités et à la surveillance. Sixthly, she quotes the Villefranche-de-Rouergue local union’s secretary according to whom « being an activist consists in clicking too », clictivism is thus decomplexed. He writes that the CGT communication « didn’t reach everyone » and adds on the subject of « social » media that « Their use is in addition to what we used to do ». Thanks to Facebook and Twitter, the CGT communication also reaches many dormant accounts 19 20, some bots and some zombies… Obviously, since the days aren’t extensible, the time spent on so-called « social » media is at the expense of the rest. In my humble opinion, some activists 21 would be better advised to learn how to use content management systems and other types of Internet publishing tools to efficiently, less time-consuming and more appropriately feed the websites around the CGT. Those people who may be interested in the CGT can already access the websites, feeding into the « social » media is like working for for-profit organizations for free and acting as bait for their users to spend much time there and thus be even more exposed to advertising and surveillance.
Septièmement, elle écrit « l’UGICT-CGT a fait grincer les dents du Medef en utilisant Twitter pour informer, depuis la salle de négociations, militantes et journalistes » alors qu’elle aurait tout à fait pu obtenir un résultat similaire avec d’autres outils et sans faire confiance à une firme américaine qui se fiche totalement d’améliorer le sort des travailleurs. Seventhly, she writes « The UGICT-CGT raised the Medef’s hackles by using Twitter to inform, from the negotiating room, the activists and the journalists » whereas it could have quite achieved a similar result with some other tools and without trusting an American firm that doesn’t give a damn about improving the future of workers.
Pour conclure, je trouve cet article 4 aveuglément technophile et absolument acritique. Je rejoins en partie un conseiller en communication à l’UGICT-CGT selon lequel la rue et Internet sont complémentaires, à ceci près que je ne pense pas qu’un grand syndicat contestataire soit complémentaire avec un réseau asocial sous contrôle impérialiste, censeur 10 11 12 13, délateur, « optimiseur » fiscal 22 23, pollueur 24 25 et voleur de données, co-administré par des libertariens d’extrême-droite colonialistes 26 27 28, racistes 29, sexistes 29 et anti-pauvres 30 31 32 33. Malheureusement, la CNT 34 35 et l’Union Syndicale Solidaires 36 37 sont elles aussi présentes sur Facebook et Twitter. Il est absolument révoltant que des syndicats opposés aux politiques d’austérité suivent le sens du vent et se transforment en panneaux publicitaires clandestins pour des organisations à buts lucratifs qui mettent en danger les services publics et les solidarités en cherchant à échapper à l’impôt. La route sera longue mais j’irai jusqu’au bout de ce que j’estime juste. To conclude, I find this article 4 blindly technophilic and absolutely uncritical. I partially agree with a communications advisor at the UGICT-CGT according to whom the street and the Internet are complementary, except that I don’t think that a large union revolting against established values is complementary to an asocial media under imperialist control, censor, informant, fiscal “optimizer” 22 23, polluter 24 25 and thief of data, coadministered by colonialist 26 27 28, racist 29, sexist 29 and anti-poor 30 31 32 33 far-right wing libertarians. Unfortunately, the CNT 34 35 and the trade union Solidaires 36 37 are present on Facebook and Twitter too. It’s absolutely revolting that some unions opposed to austerity policies go with the flow and turn themselves into clandestine billboards for for-profit organizations that are endangering public services and solidarity by trying to avoid taxation. The road will be long, but I’ll go to the end of what I think is fair.

Références

References

[1]NVO
[2]A propos de moi
[3]Mon précédent article
[4]Syndicalisme 2.0 par Cyrielle Blaire, La CGT Ensemble n°115 Février 2019
[5]Facebeurk
[6]Facebook achète Instagram
[7]Facebook achète WhatsApp
[8]Twitter achète Vine
[9]Twitter achète Periscope
[10]« Facebook essaie-t-il de réduire au silence le boycott de BP? »
[1]NVO
[2]About me
[3]My previous article
[4]Syndicalism 2.0 by Cyrielle Blaire, The CGT Together n°115 February 2019
[5]FaceYuk
[6]Facebook buys Instagram
[7]Facebook buys WhatsApp
[8]Twitter buys Vine
[9]Twitter buys Periscope
[10]« Is facebook trying to silence the BP boycott? »
[11]« Facebook a désactivé la page massivement populaire Boycott BP »
[12]« Page Facebook ‘Boycott BP’ effacée puis restaurée : Que s’est-il passé? »
[13]« Facebook : Page ‘Boycott BP’ désactivée par erreur »
[14]Règlement terroriste, censure sécuritaire, La Quadrature du Net
[15]Demosphere
[16]17 novembre : les renseignements ont identifié les initiateurs des gilets jaunes, RTL
[17]Le brevet de Facebook peut changer votre crédit, Business Insider
[18]La vérité à propos de comment Facebook peut affecter votre note de solvabilité, Clark
[19]« Rapport : 44% des comptes Twitter n’ont jamais envoyé un tweet »
[20]« La vérité sur l’utilisateur moyen de Twitter », Mashable

[11]« Facebook Disabled The Massively Popular Boycott BP Page »
[12]« ‘Boycott BP’ Facebook Page Deleted—Then Restored: What Happened? »
[13]« Facebook: ‘Boycott BP’ page disabled in error »
[14]Terrorist regulation, security censorship, Squaring of the Net
[15]Demosphere
[16]17 November : the intelligence identified the initiators of the yellow vests movement, RTL
[17]Facebook’s patent may change your credit, Business Insider
[18]The truth about how Facebook can affect your credit score, Clark
[19]« Report: 44% of Twitter Accounts Have Never Sent a Tweet »
[20]« The Truth About the Average Twitter User », Mashable
[21]Réforme du congé bonifié, la CGT dénonce une véritable escroquerie, UFSE-CGT
[22]« Facebook Irlande paie seulement 30 millions d’€ d’impôts sur 12.6 milliard d’€ »
[23]« Facebook a payé seulement 30 millions d’€ d’impôts en Irlande bien qu’il a gagné 12 milliards d’€ »
[24]« A quel point vos données sont-elles sales? », Greenpeace
[25]« Puissance, Pollution et Internet »
[26]« Le colonialisme est catastrophique »
[27]« Non M. Zuckerberg »
[28]« Marc Andreessen a blessé un milliard d’indiens avec un seul tweet »
[29]« Peter Thiel, qui a donné $1.25m à Trump, a appelé le viol commis lors d’un rendez-vous ‘regret tardif' »
[30]« L’éducation d’un libertarien »
[21]Reform of the enhanced holiday, the CGT denounces a genuine scam, UFSE-CGT
[22]« Facebook Ireland pays tax of just €30m on €12.6bn »
[23]« Facebook paid just €30m tax in Ireland despite earning €12bn »
[24]« How dirty is your data? », Greenpeace
[25]« Power, Pollution and the Internet »
[26]« Colonialism was catastrophic »
[27]« No Mr Zuckerberg »
[28]« Marc Andreessen offended 1 billion Indians with a single tweet »
[29]« Peter Thiel, who gave $1.25m to Trump, has called date rape ‘belated regret' »
[30]« The Education of a Libertarian »
[31]« Les origines libertariennes de Facebook »
[32]« De Facebook ! »
[33]« Facebook, ton ami pour la vie »
[34]CNT sur Facebook
[35]CNT sur Twitter
[36]Solidaires sur Facebook
[37]Solidaires sur Twitter
[31]« Facebook’s libertarian origins »
[32]« Of Facebook! »
[33]« Facebook, your friend for life »
[34]CNT on Facebook
[35]CNT on Twitter
[36]Solidaires on Facebook
[37]Solidaires on Twitter
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Auteur : Julien Gouesse Author: Julien Gouesse
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