Podemos, entre espoir et désillusion [Podemos, between hope and disillusionment]

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Sommaire :

Summary:


Introduction


Introduction

J’ai participé à deux réunions-débats au sujet de Podemos introduits par les organisateurs et suivis d’exposés faits par des membres du cercle de Podemos Paris (18ème autonomie, cercle des expatriés, environ 250 membres). I participated to two debate meetings on Podemos introduced by the organizers and followed by the presentations by some members of the circle of Podemos Paris (18th autonomy, circle of expatriates, about 250 members).

Comptes-rendus des réunions-débats


Reports of the debate meetings


Réunion-débat lors de la fête d’un des comités du Nouveau Parti Anticapitaliste de Montreuil samedi 27 juin 2015


Debate meeting during the party of one of the New Anticapitalist Party committees of Montreuil Saturday, June 27th, 2015

J’ai d’abord participé à la première réunion-débat au tout début de la fête d’un des deux comités du Nouveau Parti Anticapitaliste de Montreuil samedi 27 juin 2015. Janek a fait l’introduction d’une bien étrange manière devant une trentaine de personnes, je n’en ai pas cru mes oreilles, il nous a dit que nous n’étions pas là pour faire de la critiquaillerie. C’était la première fois que j’entendais ce mot qui fait pourtant partie du vocabulaire des caciques du Parti Socialiste puisqu’on le retrouve dans la motion A titrée « la force du rassemblement ». On le trouve aussi dans l’ouvrage « Les Kamtchatka : Moeurs Contemporaines » de Léon Daudet. Selon moi, ce terme avait le même sens dans cette motion et dans cette brève introduction, c’était une piqûre de rappel caporaliste et un moyen de décourager l’expression de la moindre critique même constructive pendant le temps de discussion prévu à la fin. J’étais perplexe, étions-nous prêts à n’ouvrir la bouche que pour avaler des couleuvres et à la fermer pour ne pas risquer de dériver de la ligne de soutien inconditionnel à Podemos soutenue par quelques militants du Nouveau Parti Anticapitaliste? I first participated to the first debate meeting at the very beginning of the party of one of the New Anticapitalist Party committees of Montreuil Saturday, June 27th, 2015. Janek did the introduction in a quite strange way to a thirty people, I didn’t believe my ears, he told us that we weren’t there to have a critical behaviour. It was the first time that I heard that word which is yet part of the vocabulary of the Socialist Party’s bigwigs as it can be found in the motion A entitled « the strength of the gathering. It is found in the book « The Kamchatka: Contemporary Habits » by Leon Daudet too. In my view, this term has the same meaning in this motion and in this brief introduction, it was a corporalist wakeup call and a mean of discouraging the expression of even the slightest constructive criticism in the discussion during the time scheduled for the purpose. I was puzzled, were we ready to open the mouth only to swallow the bitter pill and to close it to avoid the risk of deriving from the policy of unconditional support to Podemos supported by some activists of the New Anticapitalist Party?
Pablo, Alberto et Marco de Podemos Paris sont intervenus dans l’exposé. Pablo nous a énuméré les sources d’inspiration très variées de Podemos dont la Bolivie, le Vénézuela, la Suisse, la Norvège, la Suède, le Danemark, l’Islande, … C’est assez curieux pour une organisation politique née du mouvement des indignés (également appelé mouvement 15-M) qui luttait notamment contre les politiques d’austérité et la corruption de se référer à des gouvernements qui appliquent l’austérité et des partis politiques qui font mine de la combattre uniquement quand ils sont dans l’opposition. Par exemple, la Norvège a augmenté les tarifs des viandes et des fromages d’importation en 2013, le Danemark a réduit la durée maximale d’indemnisation du chômage de 4 à 2 ans et a plafonné les allocations familiales en 2010, la Suisse a supprimé les augmentations automatiques des salaires dans la fonction publique en 2013. Ensuite, il a lourdement insisté sur l’importance du leadership (il a parlé d’avoir un bon leader et du charisme de Pablo Iglesias, chef de file de Podemos). Il a rappelé le poids de la télévision, d’Internet et des médias. Il a expliqué l’ascension médiatique d’Iglesias qui a commencé par être invité sur une chaîne de télévision pour participer à un débat et qui a été de plus en plus sollicité par d’autres chaînes par la suite. Il a parlé d’État-nation et de mouvement nationaliste populaire. Il a dit « nous sommes des indiens » bien que ce terme vienne des colonisateurs (America qui avait fait le tour du continent). Il a expliqué que nous devons nous battre comme des indiens. Il a longuement parlé des listes citoyennes dans les villages lors des élections municipales qui incluent des gens venant de réseaux militants, il a parlé de candidatures d’unité populaire. Il a rappelé que la création de Podemos avait pour but premier de participer aux élections européennes. J’y vois surtout un bon moyen de présenter les élections comme un passage obligé et comme le seul débouché des luttes, comme s’il était impossible d’obtenir des choses rien que par les luttes. Il a parlé de faire des rassemblements encore plus larges que Podemos comme si la dilution idéologique était une perspective satisfaisante. Il a approuvé la dissolution de chaque marque à l’intérieur de Podemos, en particulier pour Gauche Unie (Izquierda Unida). Il est alors revenu sur la notion de nation. Il a expliqué que la souveraineté et le patriotisme ont un sens dans le contexte européen d’ingérence de l’Allemagne et que ce sont des revendications révolutionnaires alors que ces deux mots étaient bannis par la gauche. Il a parlé de récit national, il a insisté sur le caractère national du parti dans un pays où les régions ont plus de poids qu’en France. Il a donné l’impression qu’il n’y a pas de salut en dehors de Podemos et qu’il n’y a rien de possible quand il n’y a pas de débouchés électoraux. Les accords à géométrie variable pour gagner des villes avec le PSOE ne le gênent pas alors que ce dernier va même s’allier avec l’équivalent de Podemos de centre-droit, Ciudadanos. Il a comparé la presse écrite en France avec elle de l’Espagne. D’après lui, El Pais est le journal le plus à gauche en Espagne, il est de centre-gauche mais se situe plus à droite que Le Monde d’où l’importance de se faire une place à la télévision là où Pablo Iglesias est devenu une référence importante hors des grands partis. Il a attribué au moment électoral un rôle dans la constitution d’une identité. Il a estimé qu’il y a un rejet des codes gauchistes traditionnels dans la population, il a alors parlé de nouveaux signifiants et d’une reconquête par Podemos de l’imaginaire du peuple qui se sent écrasé par le néolibéralisme. Il a dit que la gauche (traditionnelle) est incapable de faire de grands rassemblements, qu’elle n’est plus qu’un symbole. Il a ajouté que les identités servent à changer la réalité et que le but est bien de prendre le pouvoir. Enfin, il a rappelé que l’Espagne connait un démantèlement du réseau associatif et il a évoqué les thématiques phares de Podemos. Il a dit que le peuple est contre la caste. Il a conclu que Podemos fait le bilan de la gauche, qu’elle a été vaincue et qu’il faut accepter sa défaite. Pablo, Alberto and Marco of Podemos Paris took part in the presentation. Pablo enumerated the varied inspiring influence of Podemos including Bolivia, Venezuela, Switzerland, Norway, Sweden, Denmark, Iceland, … It’s quite strange for a political organization born of the Occupy movement (also called 15-M movement) that particularly struggled against the austerity policies and corruption to refer to some governments that apply austerity and to some political parties that pretend to fight it only when they are in the opposition. For example, Norway increased the prices of meat and imported cheeses in 2013, Denmark reduced the maximum duration of benefits in the unemployment from 4 to 2 years and put an upper limit to the child benefits in 2010, Switzerland suppressed the automatic wage increases in the public service in 2013. Then, he heavily emphasized the importance of leadership (he spoke about having a good leader and about Pablo Iglesias’ charisma, the leader of Podemos). He reminded the weight of the television, Internet and media. He explained Iglesias’ media rise who began invited in a television channel to participate to a debate and who has been increasingly solicited by other channels later. He talked about a nation-state and a popular nationalist movement. He said « we are Indians » although this term comes from the colonizers (America who had toured the continent). He explained that we have to fight like Indians. He spoke lengthily about the lists of citizens in the villages in the municipal elections that include some people from the activist networks, he spoke about candidacies of popular unity. He reminded that the creation of Podemos had the primary purpose of participating to the European elections. I see above all a good way to show the elections as a prerequisite and as the only outlet of the struggles, as it was impossible to obtain some things just by the struggles. He spoke about doing some gatherings even wider than Podemos as if the ideological dilution was a satisfactory perspective. He approved the dissolution of each brand within Podemos, especially for the United Left wing (Izquierda Unida). Then, he came back to the concept of nation. He explained that sovereignty and patriotism have a meaning within the European context of interference of Germany and that these are revolutionary demands while these two words were banished by the left wing. He spoke about the national narrative, he emphasized the national character of the party in a country where the regions have more weight than in France. He gave the impression that there is no salvation outside of Podemos and that there is nothing possible when there are no electoral outlets. The geometrically variable agreements to win some cities with the PSOE don’t bother him whereas the latter will even ally itself with the center-right-wing equivalent of Podemos, Ciudadanos. He compared the written press in France with the one in Spain. According to him, El Pais is the most left-wing newspaper in Spain, it is a center-left-wing one but it is more right-wing than Le Monde hence the importance of the importance of make a place on television where Pablo Iglesias has become an important reference outside the major parties. He attributed to the electoral moment a role in the formation of an identity. He estimated that there is a rejection of the traditional leftist codes in the population, then he talked about some new signifiers and about a reconquest by Podemos of the people’s imaginary world who feel crushed by neoliberalism. He said that the (traditional) left-wing is unable to make any large gatherings, that it is only a symbol. He added that the identities are used to change the reality and that the aim is to take the power. Finally, he reminded that Spain is experiencing a dismantling of the network of associations and he discussed the key themes of Podemos. He said that the people are against the caste. He concluded that Podemos makes an assessment of the left wing, which was defeated and that we must accept its defeat.
Une militante juste à côté de moi lui a fait remarquer qu’il a peu abordé les questions programmatiques. An activist just next to me pointed out to him that he little discussed the programmatic issues.
Alberto a rétorqué qu’il y a un accord entre le secrétaire du PSOE et de Podemos, qu’il faut aller au gouvernement en utilisant les instruments qui le permettent. Il a parlé de programmes de remise en place de règles éthiques et a pointé du doigt le Parti Populaire qui est selon lui le principal responsable de la corruption. Il a alors énuméré les premières mesures :

  • baisser les avantages des élus, les indemnités et le nombre de collaborateurs
  • arrêter les grands projets immobiliers spéculatifs et de bétonnage
  • développer les transports publics, la santé, …
  • ajouter dans la constitution une clause sociale selon laquelle les dépenses sociales sont prioritaires

Il a parlé tout comme Pablo de reprendre les bonnes recettes de la sociale démocratie (Suisse et pays scandinaves) et des milieux autonomes. Il est resté sur la même ligne que lui en terme de réappropriation du pouvoir par les citoyens, d’importance du leadership, du rôle de l’Etat et de Podemos comme parti Espagnol national. Il a ajouté que le programme économique de Podemos est presque gaulliste et inspiré du programme classique social-démocrate. Néanmoins, il a rappelé que Zapatero a trahi son programme et liquidé la protection sociale. Il a répondu à une autre question qu’il faut se réinstaller comme patrie. Il a accusé les indépendantistes d’appliquer le plus brutalement les politiques d’austérité et il a rebondi en disant qu’il faut gagner les élections en novembre pour mettre un coup d’arrêt à ces politiques. Il a admis qu’attaquer Syriza c’est attaquer Podemos.

Alberto retorted that there is agreement between the Secretary of the PSOE and the one of Podemos, that we must go to the government by using the instruments that allow it. He talked about programs to reinstall some ethical rules and pointed at the Popular Party which is the main cause of corruption according to him. Then, he enumerated the first measures:

  • lower the benefits of the elected representatives, their allowances and their number of employees
  • stop the major speculative real estate projects and the concreting
  • develop public transport, health care, …
  • add into the Constitution a social clause according to which the social spendings are prioritized

He talked about taking the good recipes of the social democracy (Switzerland and Scandinavian countries) like Pablo and of the autonomous circles. He stayed on the same policy than him in terms of reappropriation of the power by the citizens, on the importance of the leadership, on the role of the state and on Podemos as a national Spanish party. He added that the economic program of Podemos is almost Gaullist and inspired of the classic social-democrat program. However, he reminded that Zapatero betrayed his program and liquidated social protection. He answered another question that we have to reinstall ourselves as a homeland. He accused the separatists to apply most brutally the austerity policies and bounced back by saying that we must win the elections in November to put a stop to these policies. He admitted that attacking Syriza means attacking Podemos.

Un activiste écologiste a fait remarquer que la France fait partie du tandem franco-allemand et qu’elle est plutôt dans le camp des dominants que des dominés. An environmental activist pointed out that France is part of the Franco-German tandem and is rather in the camp of the dominant people than in the one of the dominated people.
Alberto a répondu que l’espace de libération est l’espace de l’État-nation et qu’il faut une affirmation des intérêts de la nation. Il a admis que Podemos n’est pas un modèle reproductible à l’étranger et qu’il faut tenir compte des réalités locales. Alberto said that the space of liberation is the space of the nation-state and that we need a statement of the interest of the nation. He admitted that Podemos isn’t a model reproducible abroad and we must take the local realities into account.
Pablo a brièvement parlé de « signifiants non exportables ». J’ai simplement pensé qu’une partie de son discours abscons n’aurait aucune chance d’être compris en France. Pablo spoke briefly of « non-exportable signifiers ». I just thought that part of his abstruse discourse would have no chance of being understood in France.
Alberto est revenu sur la vie politique française en rappelant qu’Hollande s’est fait élire contre la finance et a trahi et qu’il faut faire attention au rôle de l’Allemagne. On croirait entendre Jean-Luc Mélenchon. Il a craché sur Anticapitalistas sans en dire le nom, il a parlé d’une scission de gauche anticapitaliste anti-Podemos. Il a poursuivi la liquidation de la gauche en prétendant que parler d’anticapitalisme ne dit rien aux gens et que citer Marx et Engels comme l’a fait un maire d’Izquierda Unida, ça fait reculer. Il a conclu en disant qu’il faut rassembler le peuple à partir de là où il en est. Alberto came back to French politics by reminding that Hollande was elected to fight against finance and betrayed and that we must pay attention to the role of Germany. He sounded like Jean-Luc Mélenchon. He spat on Anticapitalistas without saying its name, he spoke of an anti-Podemos split of anticapitalist left wing. He continued the liquidation of the left wing claiming that talking about anticapitalism doesn’t say anything to people and that quoting Marx and Engels as did a Mayor member of Izquierda Unida makes us go backwards. He concluded by saying that we must gather the people from where they are.
Marco a nuancé un peu les propos de Pablo au sujet des indépendantistes. Il a d’abord rappelé que les nations latino-américaines sont nées de révolutions. Selon lui, le nationalisme catalan n’est pas réactionnaire, c’est plus compliqué et il est difficile d’en appeler à la Nation espagnole. Marco has qualified a little Pablo’s remarks about the separatists. He first reminded that the Latin American nations are born of revolutions. He said that the Catalan nationalism isn’t reactionary, it is more complicated and it is difficult to appeal to the Spanish Nation.
Pablo a trouvé que le mot « anticapitalisme » est un terme privatif. Il a parlé de convaincre l’électorat et de faire un grand rassemblement populaire. Pablo found that the word « anticapitalism » is a privative term. He spoke about convincing the electorate and making a great popular gathering.
Alberto a avancé que Podemos est un grand bordel, une organisation pas ultra centralisé et que l’important c’est comment les gens se perçoivent. Il a apporté sa contribution à la liquidation de la gauche en disant qu’il faut accepter la déroute de l’ensemble des forces de progrès ce qui rejoint les thèses d’Alain Krivine et d’Olivier Besancenot. Alberto argued that Podemos is a big mess, a not ultra centralized organization and that the important thing is how people perceive themselves. He contributed to the liquidation of the left wing by saying that we must accept the defeat of all progressive forces which is in accordance with Alain Krivine’s and Olivier Besancenot’s theories.
Marco a ajouté qu’il ne faut pas nier la gauche mais accepter la défaite du roman de la gauche et s’émanciper comme des indiens. Marco added that we mustn’t deny the left wing but accept the defeat of the left wing’s novel and emancipate themselves as the Indians.
Alberto a fait remarquer que Podemos a bénéficié de l’apport de la jeunesse qui s’est fortement politisée et que Podemos Paris rassemble plusieurs sensibilités dont des anciens sociaux-démocrates, des indépendantistes, des anciens trotskystes, … Alberto pointed out that Podemos has benefited from the contribution of the youth that has become highly politicized and that Podemos Paris brings together several sensitivities including former social-democrats, separatists, former Trotskyists, …

Réunion-débat au café associatif « La Commune » vendredi 10 juillet 2015 à Paris


Debate meeting in the associative bar « La Commune » Friday, July 10th, 2015 in Paris

J’ai participé à la réunion-débat suivi d’un repas espagnol au café associatif « La Commune » vendredi 10 juillet 2015 vers 19h30 à Paris. Au moins une trentaine de personnes était présente au tout début et la salle a continué de s’emplir pendant la première demi-heure. Le public venait d’horizons variés, pas seulement des militants. I participated to a debate meeting followed by a Spanish dinner in the associative bar « La Commune » Friday, July 10th, 2015 at 19:30 in Paris. At least a thirty people was present at the very beginning and the room went on getting filled during the first half hour. The public came from varied circles, not only some activists.
Le président de l’association « La Commune libre d’Aligre » l’a présentée. Elle est née d’une association de quartier en 1955 mais le café est ouvert depuis seulement 8 ans, près d’un marché aux tarifs abordables. Elle a été créée à l’initiative d’un marchand qui voulait récupérer et donner les denrées non vendues. Elle a participé à la lutte pour la préservation du lavoir dont seul un mur a été gardé. La maison des ensembles, lieu près duquel le café se trouve, a été longtemps occupée, c’était un lieu de lutte dont de nombreux mouvements partaient mais la présence de travailleurs sans papiers a servi de prétexte pour virer tout le monde et fermer le lieu. C’est en 2004 que l’association a été choisie par la ville de Paris pour restaurer le lieu. Pour conclure sa brève présentation, il a dit qu’il trouve légitime d’inviter Podemos et a demandé s’il y a des transversales possibles entre eux et nous. The president of the association « The Free Commune of Aligre » introduced it. It was born from a neighborhood association in 1955 but the bar has been open for only 8 years, near a market at affordable prices. It was created at the initiative of a merchant who wanted to recover and give the unsold goods. It participated to the struggle for the preservation of the wash house of which only a wall was kept. The house of the sets, place beside which the bar is located, has long been occupied, it was a place of struggle from which many movements were starting but the presence of undocumented workers served as a pretext to eject everyone and close the place. It was in 2004 that the association was chosen by the city of Paris to restore the place. To conclude his brief introduction, he said that it is legitimate to invite Podemos and asked if there are possible cross-ways between them and us.
Un membre de Podemos Paris a parlé de la présence des cercles partout, pas qu’en Espagne. A ma grande surprise, il a semblé refuser de débattre sur un sujet qui touche particulièrement les habitants de la région et en particulier ceux de Seine et Marne puisqu’il a dit qu’on n’est pas là pour parler du gaz de schiste. J’avais envie de lui dire « et pourquoi pas? ». A member of Podemos Paris talked about the presence of circles everywhere, not only in Spain. To my surprise, he seemed to refuse to discuss a topic that particularly affects people in the region and in particular those of the Seine and Marne because he said that we aren’t here to talk about shale gas. I wanted to say « why not? ».
Eva de Podemos Paris a remercié l’association pour l’accueil et nous a fait remarquer la présence de nombreuses femmes dans la salle. Elle a évoqué la genèse de Podemos, le mouvement du 15 mai 2011 qui demandait une démocratie réelle, l’occupation de la place del sol. Au bout de 2 jours, la police est venu et a viré tout le monde mais des gens sont revenus en masse. Des groupes de travail ont été créés, ça reprenait un peu l’esprit des révolutions arabes. Le mouvement s’est consolidé, il a proposé des solutions pour changer le système. Elle a parlé de « marées », ce sont des mouvements citoyens en dehors des organisations, qui s’organisent surtout par Internet. Cela a commencé à Madrid mais ça s’est tourné progressivement vers l’extérieur. Elle a fait allusion au mouvement « Occupy Wall Street ». Ces mouvements se demandaient alors comment changer les choses et Eva a répondu elle-même que la seule façon de changer les choses c’est de créer un parti. Ils ont écrit un manifeste avec des intellectuels. Le parti a été créé le 13 mars. La marée blanche s’occupe de la santé, la marée verte s’occupe de l’éducation. Iglesias et un de ses compères ont créé un programme télé pour se faire une place médiatique puis il y a eu les candidatures aux élections européennes. Podemos a obtenu cent sièges ce qui a donné une impulsion pour s’agrandir. Il y a eu ensuite les élections municipales. Elle a dit que Podemos se trouve dans l’esprit des élections. Eva of Podemos Paris thanked the association for the welcome and pointed the presence of many women in the room out to us. She discussed the genesis of Podemos, the movement of May 15th 2011 which was appealing for a real democracy, the occupation of the square del sol. After 2 days, the police came and ejected everyone but the people massively came back. Some working groups were created, it took up some spirit of the Arab revolutions. The movement was consolidated, it proposed some solutions to change the system. She spoke of « tides » that are some citizen movements outside of the organizations, which are organized mainly through Internet. It started in Madrid but it gradually turned itself outward. She referred to the movement « Occupy Wall Street ». Then these movements wondered how to change things and Eva replied herself that the only way to change things is to create a party. They wrote a manifesto with some intellectuals. The party was created on March 13th. The white tide takes care of the health, the green tide is in charge of education. Iglesias and one of his cronies created a TV program to make a media room for themselves and there were the candidacies in the European elections. Podemos obtained hundred seats which gave a pulse to expand itself. It was followed by the municipal elections. She said that Podemos is in the spirit of elections.
Pablo de Podemos Paris a abordé des aspects techniques. Il a rappelé l’hypothèse de départ, les indignés, les campements autogérés, … qui servent à interpeler la société. Selon lui, l’axe gauche-droite n’est pas pertinent bien que dire ça est un peu un sacrilège pour les militants traditionnels. Il s’est référé aux élections législatives de 2011 pour estimer que les indignés n’ont pas réussi à bousculer les choses. Le mouvement des indignés s’est transformé plusieurs fois. Il vient des squats, des autonomes, des assemblistes, … Il exprimait une demande de radicalisation du processus de démocratie, une demande d’une forme politique émergente. Selon lui, le projet de la gauche de la gauche a été vaincu. Podemos ne pouvait pas accepter qu’un rôle subalterne, il s’adresse à des gens pour un projet de démocratie radicale mais ils ne sont pas émus par un drapeau rouge. Il a prétendu que la gauche a oublié de prendre le pouvoir, et qu’elle est à l’aise avec ses symboles. Il voit la gauche non pas comme une identité mais plutôt comme un outil de transformation sociale et il l’a appelé à changer ses symboles s’ils ne sont plus utiles. Il a dit que les cercles sont des espaces de discussion ouverts à tout le monde et qu’il y en a dans les villes et dans les villages. Podemos a mélangé le mouvement et le parti politique en en débordant les cadres. Podemos a incorporé différents secteurs pour sortir des logiques groupusculaires contrairement à Anticapitalistas mais Podemos a une organisation classique de parti. Il a décrit Podemos comme une machine qui veut conquérir le pouvoir politique. Il a dit qu’il n’y a pas de victoire totale sans racine dans le sens commun qui vient du peuple. Iglesias considère qu’on doit prendre cette forteresse stratégique qu’est la télé. Pablo de Podemos Paris a considéré que Podemos revitalise le tissu citoyen qui mourrait. Il a dit que les syndicats sont faibles et qu’il y a une perte de la capacité à réagir. Pablo of Podemos Paris addressed some technical aspects. He reminded the initial hypothesis, the indignants, the self-managed camps, … which are used to interpellate the society. According to him, the left-right axis isn’t relevant although saying this is a sacrilege for the traditional activists. He referred to the legislative elections in 2011 to estimate that the indignants failed to shake the things. The Occupy movement has been transformed several times. It comes from the squats, the autonomous, the assemblists, … It expressed a request for a radicalization in the process of democracy, a request for an emerging political form. According to him, the project of the left of the left wing was defeated. Podemos couldn’t accept only a subordinate role, it speaks to the people for a project of radical democracy but they aren’t touched by a red flag. He claimed that the left wing has forgotten to take power and that it is comfortable with its symbols. He sees the left wing not as an identity but rather as a tool for social change and he appealed it to change its symbols if they are no longer useful. He said that the circles are some discussion areas open to everybody and that there are in the cities and in the villages. Podemos mixed the movement and the political party by overflowing the frames. Podemos incorporated the different sectors to get out of the groupuscular logics unlike Anticapitalistas but Podemos has a classic party organization. He described Podemos as a machine that wants to gain political power. He said that there is no total victory without the roots in the common sense that comes from the people. Iglesias believes that we should take this strategic fortress that is the TV. Pablo of Podemos Paris considered that Podemos revitalizes the citizen tissue that was dying. He said that the unions are weak and that there is a loss of the ability to react.
Un autre membre de Podemos Paris a demandé si les élections de mai en Espagne s’apparentaient à un tremblement de terre en connaissant la nature locale des élections et la stratégie de Podemos pour avoir des mairies. Selon lui, l’Espagne est dans une configuration pseudo fédérale. Les médias sont focalisés sur l’irruption brutale de Podemos sur l’échiquier politique. Il a rappelé que le Parti Populaire était au pouvoir depuis plus de 25 ans à Madrid et Valence, que personne n’arrivait à les bouger. Il a critiqué la politique de Rajoy (le président du gouvernement espagnol depuis 2011). Selon lui, Madrid a été perdue par la droite malgré l’image charismatique d’une femme de droite candidate. Il a estimé qu’elle avait une très mauvaise stratégie alors que Podemos ne s’est pas présenté sous son étiquette. Une juge s’est présentée dans une initiative citoyenne, une alliance appelée Ahora Madrid, un rassemblement mais pas qu’avec Podemos. Elle a présenté un programme de propositions votées par des membres sur Internet. Le PSOE a soutenu cette candidate. Il a évoqué une candidate très différente à Barcelone sur la liste « Barcelone en commun », qui a gagné sans l’aide du PSOE cette fois-ci. Les militants du PSOE sont soulagés car même s’ils ont perdu plus de voix que le Parti Populaire, ils ont obtenu le pouvoir de faire des alliances dans certaines mairies. Il a fait une référence à Lavoisier : « La matière ne disparait pas, elle se transforme ». Gauche unie a disparu de Madrid, ce parti n’a plus de conseiller municipal. Ciudadanos (« Citoyens »), formation avec un programme de droite traditionnelle, a siphonné le Parti Populaire. Il a parlé d' »Union pour le progrès et la démocratie », une scission du PSOE, qui a disparu. Il a rappelé que la droite est partie fragmentée aux élections municipales. Podemos s’est présenté dans 26 mairies dont 21 sous sa marque. Il a dit que la question se pose de savoir s’il faut se présenter sous sa marque ou pas, que c’est encore dans le flou. Il a ajouté que le parti a un esprit horizontal mais qu’il ne marche pas toujours horizontalement. Il a laissé entendre qu’en novembre, il va se passer des choses. Il a dit que la droite veut avancer les élections. En Andalousie, la droite s’en est sorti grâce à Ciudadanos. Il a rappelé que la corruption est endémique en Espagne. Il a conclu en disant que le changement ne passe pas par les partis institutionnels. Another member of Podemos Paris asked if the elections in May in Spain were similar to an earthquake by knowing the local nature of the elections and the strategy of Podemos to get the town halls. He said that Spain is in a pseudo Federal configuration. The media focused on the sudden irruption of Podemos on the political spectrum. He reminded that the Popular Party was in power for over 25 years in Madrid and Valencia, that no one could move them. He criticized Rajoy’s policy (the President of the Spanish Government since 2011). According to him, Madrid was lost by the right wing despite the charismatic picture of a right-wing woman candidate. He felt that she had a very bad strategy while Podemos doesn’t show itself under its label. A judge presented herself in a citizens’ initiative, an alliance called Ahora Madrid, a regrouping but not only with Podemos. She presented a program of proposals passed by some members on Internet. The PSOE supported this candidate. He referred to a very different candidate on the list in Barcelona « Barcelona in common, » who won without the support of the PSOE this time. The activists of the PSOE are relieved because they got the power to make some alliances in some town halls even though they lost more votes than the Popular Party. He made a reference to Lavoisier: « Matter doesn’t disappear, it transforms itself ». The United Left wing disappeared from Madrid, this party has no town coucillor. Ciudadanos (« Citizens »), an organization with a traditional right-wing program, siphoned the Popular Party. He spoke about « Union for Progress and Democracy », a split of the PSOE, who disappeared. He reminded that the right wing started fragmented in the municipal elections. Podemos appeared in 26 town halls, including 21 ones under its brand. He said that the question arises of whether to be in its brand or not, it’s still in limbo. He added that the party has a horizontal mind but that doesn’t always work horizontally. He suggested that in November, some things will happen. He said that the right wing wants to bring the elections forward. In Andalusia, the right wing got the upper hand over thanks to Ciudadanos. He reminded that corruption is endemic in Spain. He concluded by saying that the change isn’t through the institutional parties.
C’est alors que le débat a commencé avec les questions dans la salle. Une personne a exprimé un intérêt pour ce qui se passe en Espagne. Elle a rappelé que Podemos touche surtout des gens qui n’ont pas vécu le franquisme. Elle a prétendu que le clivage gauche-droite ne marche plus ici en France, notamment dans le mouvement des indignés. Elle a dit que Podemos reste dans un cadre légaliste en passant par les élections. En France, il y a eu des tentatives de faire émerger des mouvements dits citoyens mais chacun est resté dans ses clivages et ici, nous n’avons pas le même héritage. Elle a reconnu l’importance de l’outil médiatique, en particulier de l’utilisation de la télévision. Elle a parlé des débats en France et d’un paysage fermé par les partis politiques. Elle a dit qu’il existe des divergences au sein de Podemos au sujet de la radicalité. En France, les indignés ont été récupérés par les partis politiques. That’s when the debate started with the questions in the room. A person expressed an interest in what is happening in Spain. She reminded that Podemos mainly affects some people who didn’t live in the Francoism. She claimed that the left-right divide no longer works here in France, particularly in the Occupy movement. She said that Podemos remains in a legalistic framework by using the elections. In France, there were some attempts to have some citizen movements emerge but each person stayed in his cleavages and here we don’t have the same heritage. She admitted the importance of the media tool, especially the use of television. She talked about the debates in France and about a landscape closed by the political parties. She said that there are some divergences within Podemos about radicalism. In France, the indignants were picked up by the political parties.
Un membre de Podemos Paris a répondu que Podemos demande la démocratie réelle, que le processus démocratique a été perverti et qu’il faut une force populaire voire populiste pour prendre le pouvoir. A member of Podemos Paris replied that Podemos asks the real democracy, that the democratic process has been perverted and that we need a populist or popular force to take power.
Eva a ajouté que l’Espagne connait le chômage et l’exode, que comme ça (le système actuel) ne marche pas, elle veut que les choses changent. Elle a prétendu que le changement passe par les réseaux sociaux. Elle a terminé en lui disant qu’il se trouve dans un groupe de gens qui veut changer les choses. Eva added that Spain undergoes unemployment and exodus, that as this (the current system) doesn’t work, she wants things to change. She claimed that the change passes through the social networks. She finished by saying to him that he is in a group of people who wants to change things.
Pablo a dit qu’il est de Madrid, il habitait tout près de la place del sol. Selon lui, les indignés ont attiré des gens pas dans des partis politiques, il faut se réapproprier des termes qui ont le soutien du peuple. Il faut un état pré-insurrectionnel pour certains assembléistes, c’est une interprétation libertaire mais Podemos donne son interprétation à ça… Pablo said that he comes from Madrid, he lived near the square del sol. He said that the indignants attracted people not in the political parties, we must reclaim the terms that have the support of the people. We need a pre-insurrectional state for some assemblists, it’s a libertarian interpretation but Podemos gives its interpretation to it…
Gaston a expliqué que le contexte est différent, que la démocratie espagnole est plus jeune, qu’il y a une notion différente de la démocratie en France et en Espagne. Il a rappelé que l’Espagne est le deuxième pays d’Europe avec le plus grand nombre d’enfants en état de malnutrition, que son pays est en situation de crise, qu’il y a un certain régionalisme en Espagne alors que la France est encore très jacobine. Il a terminé en disant que Podemos séduit les jeunes. Gaston explained that the context is different, that the Spanish democracy is younger, that there is a different notion of democracy in France and Spain. He reminded that Spain is the second country in Europe with the largest number of malnourished children, that his country is in crisis, that there is a certain regionalism in Spain while France is still very Jacobin. He finished by saying that Podemos seduced the youth.
Une autre personne a parlé de la sympathie pour la Grèce et l’Espagne ici en France. Elle a dit qu’on connait plus la forme que le fond. Elle a accusé Podemos de se focaliser sur la stratégie et la tactique. Elle a demandé où le vice de forme se trouve. Elle a rappelé qu’un compromis a été trouvé après le référendum du dimanche 5 juillet 2015 en Grèce mais qu’elle s’attend à un retour du boomerang. Elle a pointé du doigt que le programme de Podemos tient sur une seule page et elle a demandé s’il y en a une autre. Elle a exprimé son exaspération en ajoutant « on en revient à des trucs de roublards ». Another person spoke about the sympathy for Greece and Spain here in France. She said that we know more the form than the substance. She accused Podemos to focus on the strategy and the tactics. She asked where the formal defect is located. She reminded that a compromise was found after the referendum on Sunday 5th July 2015 in Greece but that she expects a return of the boomerang. She pointed that the program of Podemos fits on one page and she asked if there is another one. She expressed her exasperation by adding « we come back to crafty tricks ».
Gaston a admis que le programme économique n’est pas fini et que la séduction, c’est tactique. Il a parlé de gens désenchantés et de vendre un produit qu’ils ne connaissent pas. Gaston admitted that the economic program isn’t finished and that seduction is tactics. He spoke about the disillusioned people and about selling a product that they don’t know.
Une autre personne qui trouve les élections utiles a demandé ce qu’on fait quand on les perd et quand on les gagne, au sujet de la pauvreté et du chômage. Elle a dit que Podemos sait gagner les élections. Another person who finds the elections helpful asked what we do when we lose them and when we win them, about poverty and unemployment. She said that Podemos knows how to win the elections.
Une autre personne a défendu la même ligne que le journal « L’Humanité », elle a exprimé son enthousiasme pour la Grèce, elle a prétendu que maintenant les grecques peuvent négocier la dette grâce au referendum, grâce au « non », que ça a débloqué ça. J’étais gêné par un tel aveuglement, je savais éperdument qu’Alexis Tsipras était en train de retourner sa veste. Another person defended the same policy than the newspaper « L’Humanité », she expressed her enthusiasm for Greece, she claimed that now the Greeks can negotiate the debt thanks to the referendum, thanks to the « no », that it unlocked it. I was embarrassed by such blindness, I desperately knew that Alexis Tsipras was trying to return his jacket.
Pablo a dit que la démocratie est un processus. Il a parlé de besoin de conditions matérielles. Il a rappelé que la Grèce pèse peu, seulement 1.5% du produit intérieur brut de l’Europe alors que l’Espagne est la 4ème économie européenne et qu’il y a une urgence humanitaire en Espagne. Il a dit qu’il faut en finir avec la dénutrition infantile, les problèmes de logement, … Il a parlé de démantèlement de l’état-providence, de retour à la souverainete populaire et de défendre l’état dans un premier temps. Il a dit que le leadership est important tout comme le pouvoir de la télévision. Il a conclu qu’il faut canaliser la volonté de changement avec un parti. Pablo said that the democracy is a process. He spoke about the need of material conditions. He reminded that Greece has a little weight, only 1.5% of the gross domestic product of Europe whereas Spain is the 4th European economy and that there is a humanitarian emergency in Spain. He said that we must end child malnutrition, housing problems, … He talked about dismantling the welfare state, about the return to popular sovereignty and about defending the state initially. He said that leadership is important like the power of television. He concluded that we must channel the desire for change with a party.
Un autre membre de Podemos Paris a dit qu’il n’y avait rien en Espagne et qu’il faut commencer par gagner les gens. Another member of Podemos Paris said there was nothing in Spain and that we have to start by winning the people.
Marco a parlé de défaite des forces de gauche, d’impuissance et d’une expérience très différente dans les autres pays. Selon lui, en Amérique latine, ils sont arrivés a faire des choses mais sans rompre avec l’état, la dette est un système punitif, la lutte stratégique est difficile, la France, l’Espagne et la Grèce sont contre l’austérité. Il a conclu qu’il faut créer une internationale contre l’austérité. Marco spoke about the defeat of the left-wing forces, about the helplessness and about a very different experience in other countries. According to him, in Latin America, they succeeded in doing some things but without breaking with the state, the debt is a punitive system, the strategic struggle is difficult, France, Spain and Greece are against austerity. He concluded that it is necessary to create an international against austerity.
Une femme qui a vécu en Espagne a dit que Podemos parle de transition et jette le socialisme. Elle a ajouté qu’il faut gagner avec les vieux. Elle a accusé Iglesias de dénigrer même ce que les socialistes ont fait pendant la transition démocratique espagnole. Elle a rappelé que les socialistes donnaient des subventions pour l’eau et la nourriture. Elle a conclu que la Grèce est écrasé par les États-Unis d’Amérique. A woman who lived in Spain said that Podemos talks about transition and throws socialism. She added that we must win with the elderly persons. She accused Iglesias to denigrate even what the socialists did during the Spanish democratic transition. She reminded that the Socialists gave some grants for water and food. She concluded that Greece is crushed by the United States of America.
Une autre femme a proposé aux gens de venir l’aider à l’AP-HP le 17 septembre et a demandé ce que les indignés sont devenus. Another woman suggested people to come help the AP-HP September 17th and asked what the indignants have become.
Eva a répondu que Podemos souhaite que l’Espagne reste dans l’Union Européenne tout en changeant l’Espagne. Elle a ajouté qu’il faut trouver des solutions pour la population, pour ses problèmes concrets et ne pas attendre que le gouvernement l’aide. Eva said that Podemos wishes that Spain remains in the European Union while changing Spain. She added that we must find some solutions for the population, for its concret problems and not wait for the government help.
Une femme qui a vécu 20 ans en Andalousie a parlé des promesses à l’eau. Elle a dit que l’Andalousie a évolué juste au début. Après, c’était la corruption. Elle a accusé Gonzalez de s’intéresser aux entreprises très financières. Elle a prétendu qu’il y a un grand changement car le PSOE ne pourra plus utiliser l’urbanisme pour la corruption. A woman who lived 20 years in Andalusia spoke about the promises fallen through. She said that Andalusia evolved just at the beginning. After, there was corruption. She accused Gonzalez to focus on the very financial firms. She claimed that there is a big change because the PSOE will no longer be able to use the town planning for corruption.
Pablo a dit que le PSOE et le PP donnent la priorité au règlement de la dette selon l’article 110 de la constitution. Il a ajouté que la sociale-démocratie est de moins en moins sociale surtout sur les aspects économiques alors que Podemos revendique le vieil esprit social-démocrate d’avant la dérive, avec un état qui assure le bien-être des citoyens, … Pablo said that the PSOE and the PP give the priority to the debt settlement under the Article 110 of the constitution. He added that the social democracy is less and less social especially on the economic aspects whereas Podemos claims the old social-democratic spirit from before the drifting, with a state that ensures the well-being of citizens, …
Gaston a dit que Podemos nait de la dichotomie entre la stratégie et le mouvement de refus, que sa démarche démarche stratégique n’est pas exclusive, que les cercles sont ouverts, qu’on y parle de planification ce qui n’est pas negatif, que Podemos occupe une place vacante laissée par le PSOE qui n’est plus ouvrier ni socialiste et qui alimente la corruption aujourd’hui. Gaston said that Podemos is born of the dichotomy between strategy and the movement of refusal, that its strategic approach isn’t exclusive, that the circles are open, that we are talking about planning which isn’t negative, that Podemos occupies a vacant place left by the PSOE that is neither socialist nor for the working class and that fuels corruption today.
Je suis difficilement intervenu pendant moins de 10 minutes, j’ai dénoncé la façon dont l’exposé de Podemos Paris a été introduite à la précédente réunion-débat. J’ai salué le souhait de Podemos de lutter contre la corruption même si on connait l’origine des fonds qui servent à alimenter sa chaîne de télévision… J’ai critiqué l’exclusion sommaire d’une soixantaine de camarades d’Anticapitalistas (organisation membre de Podemos) pour des motifs politiques sans respect des statuts. Je suis revenu sur les contradictions de Podemos qui torpille le PSOE et l’austérité mais qui fait des alliances avec lui et qui l’aide à se maintenir au pouvoir dans les municipalités. J’ai critiqué le fait que Podemos voit les élections comme seul débouché. J’ai rappelé que Podemos n’est pas la seule émanation des indignés en Espagne, j’ai brièvement parlé de la Coopérative Intégrale de Catalogne. J’ai critiqué le culte de la personnalité de Pablo Iglesias, j’ai expliqué que je trouvais démobilisant de faire croire aux gens que la solution ne dépend pas des gens d’en bas mais d’un gars en haut. J’ai exprimé mon désaccord avec la stratégie consistant à vouloir plaire à tout le monde en perdant toute substance idéologique en jetant à la poubelle tout ce qui fait vraiment la gauche y compris la lutte des classes. J’ai rappelé que les capitalistes contrôlent les médias, qu’ils peuvent fermer le robinet quand bon leur semble et qu’il faut donc être plus prudent avec la télévision. J’ai ajouté que cela vaut pour Internet et surtout pour les réseaux (a)sociaux sous contrôle des capitalistes. J’ai failli être coupé lorsque je suis revenu sur le rôle du fichage dans l’Histoire, en particulier dans l’Allemagne nazi et j’ai rappelé que l’utilisation de Facebook pour s’organiser politiquement est très dangereuse car elle nous laisse sous la coupe des forces que nous sommes sensés combattre, elle leur donne beaucoup de pouvoir sur nous. J’ai dit qu’il est important d’utiliser Internet pour informer les gens mais que ce n’est pas suffisant. J’ai conclu en demandant si Podemos ne s’intéresse vraiment qu’aux élections. C’était pénible de parler à ce moment-là, une personne voulait absolument m’interrompre. I hardly spoke during less than 10 minutes, I denounced the way the presentation of Podemos Paris was introduced to the previous debate meeting. I welcomed the wish of Podemos to fight against corruption even if we know the origin of the funds used to power his television channel… I criticized the summary exclusion of sixty comrades from Anticapitalistas (organization member of Podemos) from some political reasons without any compliance with the statutes. I came back to the contradictions of Podemos that torpedoes the PSOE and austerity but that makes some alliances with it and that helps it to remain in power in the municipalities. I criticized the fact that Podemos sees the elections as the only outlet. I reminded that Podemos isn’t the only expression of the indignants in Spain, I briefly mentioned the Integral Cooperative of Catalonia. I criticized the personality cult of Pablo Iglesias, I explained that I found that making people believe that the solution doesn’t depend on the people at the bottom but a guy at the top was demobilizing. I expressed my disagreement with the strategy of wanting to please everyone by losing any ideological substance by throwing in the trash all that really belongs to the left wing including the class struggle. I reminded that the capitalists control the media, that they can close the tap whenever they want and that we should therefore be more careful with television. I added that this applies to Internet and especially to the (a)social networks under the control of the capitalists. I was almost cut off when I came back to the role of the filing in history, especially in Nazi Germany, and I reminded that the use of Facebook to organize politically is very dangerous because it leaves us under the control of the forces that we’re supposed to fight, it gives them a lot of power over us. I said that it is important to use Internet to inform the people but that this isn’t enough. I concluded by asking whether Podemos is really interested only in the elections. It was difficult to talk that time, a person was determined to interrupt me.
Pablo m’a répondu que l’organisation est problématique, qu’il y a différentes tendances avec des articulations internes et que Podemos a préservé la démocratie interne. Il a pris l’exemple de Lénine qui a pris un train subventionné par les allemands pour justifier que la politique qui a la volonté de gagner doit accepter des contradictions. Il a dit que Podemos fait des références à la sociale-démocratie et que les symboles du marxisme ont été vaincus. Pablo answered me that the organization is problematic, that there are different leanings with some internal joints and that Podemos preserved the internal democracy. He took the example of Lenin, who took a train subsidized by the Germans to justify the policy that has the will to win must accept the contradictions. He said that Podemos makes some references to social-democracy and that the symbols of Marxism have been defeated.
Marco a conclu que c’est du marketing, pas du romantisme, qu’il faut conquérir les gens, que la télévision est le principal moyen de les toucher et que « nous devons nous emanciper comme des indiens », qu’on doit s’émanciper avec les gens d’aujourd’hui. Marco concluded that this is marketing, not romance, that we must conquer the people, that television is the main way to reach them and that « we must emancipate ourselves like Indians », that we must emancipate ourselves with the people of today.

Conclusion


Conclusion

Je suis d’accord avec Javi Castillo Jiménez, membre d’Izquierda anticapitalista revolucionaria et de Podemos : « Dans les territoires où le PSOE pourrait gouverner avec l’appui de Podemos, l’orientation de la direction de ce dernier est d’imposer une série de conditions politiques qui restent très éloignées d’un programme pour ceux d’en bas : rompre les contrats de l’administration avec les banques qui expulsent, limiter les salaires des élus, rendre les institutions plus transparentes, … », « Soutenir le PSOE signifie soutenir l’austérité et les politiques qu’ils ont menées et continuent à mener, en Andalousie par exemple, contre les travailleurs et la jeunesse ». I agree with Javi Jiménez Castillo, a member of Izquierda anticapitalista revolucionaria and Podemos: « In the territories where the PSOE could govern with the support of Podemos, the orientation of the direction of the latter is to impose a series of political conditions that remain very far from a program for the lower class: break the contracts of administration with the banks that expel, reduce the salaries of the elected officials, drive the institutions more transparent, … « , « Supporting PSOE means supporting austerity and the policies that they conducted and that they go on conducting, in Andalusia for instance, against the workers and the youth ».
J’approuve l’explication de Jean-Baptiste, membre du Nouveau Parti Anticapitaliste, au sujet de l’exclusion des camarades d’Anticapitalistas : « En Andalousie, la majorité des camarades d’Anticapitalistas ont décidé de participer à la constitution du regroupement « Andalousie par en bas » avec d’autres groupes membres de Podemos et avec des individus critiques de la direction organisée autour de Pablo Iglesias.

Lors des élections internes à Podemos Andalousie, ce regroupement a décidé de présenter des listes alternatives à celles de la majorité pro-Iglesias.

Au niveau municipal, l’ensemble des camarades d’Anticapitalistas ont décidé de participer à ces listes.

Mais lors des élections, internes, pour la direction régionale, une partie des camarade a décidé de rejoindre la liste soutenue par Iglesias.

Selon les camarades d’Anticapitalistas avec qui j’ai eu l’occasion de discuter cette semaine lors des 32èmes Rencontres internationales de jeunes, il s’agissait d’une alliance sans principe au nom de la « flexibilité tactique ».

La majorité des camarades d’Anticapitalistas Andalousie a refusé ce revirement et a donc poursuivi sa participation à Andalousie par en bas.

C’est pour cette raison que soixante camarades ont été exclus en février, lors d’une procédure qui ne respectait absolument pas les statuts d’Anticapitalistas… Ni les bases élémentaires de la démocratie ouvrière ».

I agree with Jean-Baptiste’s explanation, a member of the New Anticapitalist Party, about the exclusion of some comrades from Anticapitalistas: « In Andalusia, the majority of the comrades in Anticapitalistas decided to participate to the formation of the grouping « Andalusia from the bottom » with other groups members of Podemos and with some people critical about the management organized around Pablo Iglesias.

During the internal elections of Podemos Andalusia, this grouping decided to present some alternative lists to those of the pro-Iglesias majority.

At the municipal level, all of the comrades in Anticapitalistas decided to participate to these lists.

But during the elections, internal, for the Regional Directorate, part of the comrades decided to join the list supported by Iglesias.

According some comrades in Anticapitalistas with whom I had the opportunity to discuss this week at the 32nd international youth meetings, it was an unprincipled alliance in the name of « tactical flexibility ».

The majority of the comrades in Anticapitalistas Andalusia refused this turnaround and continued to participate to Andalusia from the bottom.

That’s why sixty comrades were excluded in February, during a procedure that did absolutely neither respect the statutes of Anticapitalistas… nor the basic elements of workers’ democracy ».

Podemos est né d’un mouvement prometteur qui permettait aux gens de caresser l’idée d’intervenir directement dans la vie politique. Il est devenu une machine électorale qui se prépare à entretenir la corruption et à décevoir tout en vidant la gauche de sa substance pour faire oublier que c’est son propre programme qui se vide au fil des compromissions. C’est devenu une vulgaire rampe de lancement pour quelques personnalités obsédées par le pouvoir et par les élections. Je suis triste de voir un tel gâchis comme beaucoup de gens se sont investis dans les cercles et je souhaite à la fusée nationaliste populiste Iglesias de s’écraser si possible sans faire de blessés. Podemos was born of a promising movement that allowed people to caress the idea to intervene directly in the political life. It became an electoral machine that prepares itself to maintain corruption and to disappoint while emptying the left wing of its substance to live down that it is its own program that empties itself in the course of the compromises. It has become a common launching pad for some personalities obsessed by power and by the elections. I’m sad to see such a waste as many people have invested themselves in the circles and I wish the populist nationalist rocket Iglesias to crash if possible without hurting anybody.
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Auteur : Julien Gouesse Author: Julien Gouesse
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Manifestation de solidarité avec les réfugiés mardi 9 juin 2015 à Paris [Demonstration of solidarity with the refugees Tuesday, June 9th, 2015 in Paris]

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Français English
J’ai participé à la manifestation de solidarité avec les réfugiés mardi 9 juin 2015 à Paris. Des syndicats de travailleurs (CGT, SUD), plusieurs partis politiques (NPA, PG, PCF, Europe Écologie Les Verts, …) et d’autres organisations (le collectif Les Engraineurs, le Mouvement Inter Luttes Indépendant, …) étaient présents. I participated to the demonstration of solidarity with the refugees Tuesday, June 9th, 2015 in Paris. Some trade unions (CGT, SUD), several political parties (NPA, PG, PCF, Europe Ecology The Greens, …) and some other organizations (the collective The Engrainers, the independent inter-struggles movement, …) were present.
Les flics sont dans la rue Pajol [The cops are in the Pajol street]
Les policiers bloquaient la rue Pajol. La manifestation a démarré dans la rue Riquet, elle s’est faite en réaction à l’opération policière contre les migrants survenue hier, en soutien aux réfugiés successivement expulsés, brutalisés et maintenus dans des conditions de vie indignes. Nos principales revendications sont les suivantes :

  • la libération immédiate des personnes détenues et en rétention conformément aux droits des réfugiés
  • un lieu d’hébergement collectif et digne
  • un plan d’action national d’accueil et d’accompagnement des réfugiés

Cette vidéo montre très clairement les violences policières d’hier.

The policemen were blocking the Pajol street. The demonstration started in the Riquet street, it was done in response to the police operation against the migrants occurred yesterday, in support of successively expelled and beaten refugees kept in unworthy living conditions. Our main demands are these furthers:

  • the immediate release of the detained persons and those in detention consistent with the rights of the refugees
  • a collective and worthy place of accommodation
  • a national action plan for the reception and the support of the refugees

This video clearly clearly shows police brutality of yesterday.

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Manifestation contre le projet de loi relatif au renseignement lundi 8 juin 2015 à Paris [Demonstration against the bill on intelligence Monday, June 8th, 2015 in Paris]

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Français English
J’ai participé à la manifestation contre le projet de loi relatif au renseignement lundi 8 juin 2015 à Paris. Des syndicats de travailleurs étaient présents (CGT, SUD) ainsi que le principal syndicat étudiant (UNEF), plusieurs partis politiques (PCF, PG, Europe Écologie Les Verts, NPA, …) et d’autres organisations (ni pigeons ni espions, Ligue des droits de l’Homme, La Quadrature du Net, Amnesty International, le syndicat de la magistrature, Attac, Droit au logement, APRIL, Reporters sans frontières, GENEPI, …). I participated to the demonstration against the bill on intelligence Monday, June 8th, 2015 in Paris. Some trade unions were present (CGT, SUD), the main student union (UNEF), several political parties (PCF, PG, Europe Ecology The Greens, NPA, etc…) and some other organizations (neither suckers nor spies, Human Rights League, Squaring of the Net, Amnesty International, the union of the magistracy, Attac, Right in the housing, APRIL, Reporters without border, GENEPI, …).
Nous sommes à la veille du vote au sénat. Comme lors de la précédente manifestation, les intervenants ont insisté sur l’inutilité et la dangerosité de cette coûteuse loi. La syndicaliste de l’UNEF a donné des exemples de meilleurs usages possibles des sommes faramineuses qu’elle va engloutir. L’intervenant du PCF a rappelé que même des experts de l’association pour les études sur la guerre et la stratégie (AEGES) se sont prononcés contre ce généreux cadeau à quelques entreprises privées. Éric Coquerel a fait le lien entre la répression et les politiques d’austérité. Quant à moi, je trouve que cette loi est une insulte faite à Charlie Hebdo et une bien curieuse manière de « défendre » la liberté d’expression en mettant en danger les sources des journalistes et en portant atteinte ainsi à la fois à la liberté d’informer et à la liberté d’être informé. Les terroristes ne sont pas la véritable cible du gouvernement, ils n’en sont qu’un prétexte pour s’attaquer aux libertés publiques (notamment au droit de manifester), au nom de la paix publique. Cette loi rapprochera un peu plus notre société de celle dont l’État Islamique rêve et l’accroissement de la surveillance des détenus « améliorera » la fabrique à monstres qu’est la prison. We are on the eve of the vote in the Senate. As in the previous demonstration, the contributors insisted on the uselessness and the dangerousness of this costly law. The unionist of the UNEF gave some examples of better uses of those huge sums of money that it will engulf. The contributor of the PCF reminded that even some experts of the association for the war and the strategy (AEGES) expressed against this generous gift to some private corporations. Éric Coquerel made the link between repression and the austerity policies. As for me, I find that this law is an insult to Charlie Hebdo and a curious way to « defend » the freedom of expression by endangering the journalistic sources and thus undermine both the freedom to inform and the freedom to be informed. The terrorists aren’t the real target of the government, they are a pretext to attack the civil liberties (including the right to protest), on behalf of the public peace. This law will move a little bit closer our society to the one of which the Islamic State dreams and the increase of prisoners surveillance will « improve » the factory of monsters what the prison is.
Surécouter nuit gravement à la démocratie [Wiretapping too much seriously harms democracy]
« Surécouter nuit gravement à la démocratie » « Wiretapping too much seriously harms democracy »
Halte au big brother français [Stop the French big brother]
« Halte au big brother français » « Stop the French big brother »
CGT [CGT]
CGT CGT
Reporters sans frontières [Reporters without borders]
Reporters sans frontières Reporters without borders
Amnesty International [Amnesty International]
Amnesty International Amnesty International
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Tristan Nitot, CozyCloud [Tristan Nitot, CozyCloud]
Tristan Nitot, CozyCloud Tristan Nitot, CozyCloud
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Au service des citoyens?, Ligue des Droits de l'Homme [In the service of the citizens?, Human Rights League]
« Au service des citoyens? », Ligue des Droits de l'Homme « In the service of the citizens? », Human Rights League
Eric Coquerel, parti de gauche [Eric Coquerel, left-wing party]
Eric Coquerel, parti de gauche Eric Coquerel, left-wing party
Parti communiste français [French communist party]
Parti communiste français French communist party
APRIL [APRIL]
APRIL APRIL
Danielle Simonnet, parti de gauche [Danielle Simonnet, left-wing party]
Danielle Simonnet, parti de gauche Danielle Simonnet, left-wing party
UNEF [UNEF]
UNEF UNEF
Jeunes écologistes [Ecologist youth]
Jeunes écologistes Ecologist youth
Léa Linux [Léa Linux]
Léa Linux Léa Linux
Droit Au Logement [Right in the housing]
Droit Au Logement Right in the housing
Ligue des Droits de l'Homme [Human Rights League]
Ligue des Droits de l'Homme Human Rights League
La Quadrature du Net [Squaring of the Net]
«  », La Quadrature du Net «  », Squaring of the Net
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Auteur : Julien Gouesse Author: Julien Gouesse
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Manifestation contre le projet de loi relatif au renseignement lundi 4 mai 2015 à Paris [Demonstration against the bill on intelligence Monday, May 4th, 2015 in Paris]

Nous voulons être entendus, pas écoutés [We want to be heard, not wiretapped]
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J’ai participé à la manifestation contre le projet de loi relatif au renseignement lundi 4 mai 2015 à Paris. Des syndicats de travailleurs étaient présents (CGT, FSU, SUD) ainsi que le principal syndicat étudiant (UNEF), plusieurs partis politiques (PCF, PG, Europe Écologie Les Verts, NPA, PCOF, Ensemble, …) et d’autres organisations (ni pigeons ni espions, Ligue des droits de l’Homme, La Quadrature du Net, Amnesty International, le syndicat de la magistrature, Attac, Droit au logement, les amis de la Terre, APRIL, …). I participated to the demonstration against the bill on intelligence Monday, May 4th, 2015 in Paris. Some trade unions were present (CGT, FSU, SUD), the main student union (UNEF), several political parties (PCF, PG, Europe Ecology The Greens, NPA, PCOF, Together, etc…) and some other organizations (neither suckers nor spies, Human Rights League, Squaring of the Net, Amnesty International, the union of the magistracy, Attac, Right in the housing, the friends of the Earth, APRIL, …).
De nombreux intervenants ont pris la parole. L’allusion à la croissance faite par l’intervenant de « ni pigeons ni espions » a été mal reçue par les participants soucieux de l’écologie et la proposition à signer une pétition en faveur de Gaëtan sur Facebook a mis mal à l’aise certains d’entre nous. Many contributors spoke. The allusion to growth made by the contributor of « neither suckers nor spies » wasn’t well received by the participants concerned the ecology and the proposal to sign a petition in favor of Gaëtan on Facebook put ill at ease some of us.
Ce projet de loi est un exemple de dérive du solutionnisme technologique, c’est-à-dire qu’il prétend résoudre un problème très complexe par la technique, dans ce cas précis par le recours à des algorithmes implémentées dans des boites noires. Dans la même veine que les DRM et le blocage de DNS par listes noires, les personnes malhonnêtes voulant contourner les dispositifs y arriveront sans peine et ce seront surtout les personnes n’ayant rien à se reprocher qui seront pénalisées. Cette loi sera donc à la fois inefficace et contre-productive car elle nuira à la santé du réseau et elle encouragera toutes les organisations ne souhaitant pas supporter les coûts des dispositifs techniques et les conséquences en terme de réduction du droit au respect de la vie privée à fuir la France ou à cesser leurs activités, pas seulement les entreprises privées (hébergeurs, éditeurs de logiciels, entreprises de services du numérique, …) mais aussi les fournisseurs d’accès Internet associatifs comme Franciliens.net. Les partisans de ce projet de loi la présentent comme une loi antiterroriste alors qu’elle va bien plus loin, elle comporte une nouvelle catégorie intitulée « prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique ». Par ces termes vagues, cette loi permettra de surveiller encore plus les militants associatifs, syndicaux et politiques, les grévistes, les manifestants, … et leurs proches. Ce ne sera pas une loi d’exception, ce sera une loi aux contours flous qui fera d’une exception la règle. Le gouvernement met en place un mécanisme d’auto-défense d’un système qui tolère de moins en moins les contestations comme le prouvent la condamnation de Gaëtan pour avoir manifesté et celle de Yann Le Merrer révoqué de la fonction publique pour faits de grève. La guerre sociale aura un coût, cette loi absorbera des fonds qui auraient pu être consacrés aux budgets sociaux, la santé, l’éducation, le logement, la recherche, … Ce gadget de contrôle politique de la société ne s’attaque pas aux terroristes, il s’attaque à celles et ceux qui sont en désaccord avec la politique du gouvernement, il cherche à masquer les conséquences des problèmes sociaux au lieu d’en traiter les causes, c’est comme si je cassais le thermomètre pour ne pas voir la température. La surveillance permanente des internautes changera leur comportement, les museler n’arrangera rien, elle les poussera vers d’autres formes d’expression, pas nécessairement les plus pacifistes. C’est aussi le principe de présomption d’innocence qu’elle remet en question puisque toutes nos méta-données seront exploitées, nous serons tous considérés comme des terroristes potentiels. Que se passera-t-il si ces méta-données arrivent en de mauvaises mains? Nous ne le saurons peut-être même pas quand on nous refusera un crédit, une assurance ou un poste de travail. This bill is an example of technological solutionism drifting, that is to say it claims to solve a very complex problem by the technology, in this case by the use of some algorithms implemented in some black boxes. In the same vein that the DRMs and the DNS blocking with blacklists, dishonest people willing to bypass the apparatus will succeed easily and these will be people who have done nothing wrong who will be mainly penalized. Therefore, this law will be both ineffective and counterproductive because it will affect the health of the network and it will encourage all organizations not wishing to bear the costs of the technical apparatus and the consequences in terms of reducing the right to respect for privacy to flee France or cease their activities, not only the private corporations (hosters, software publishers, information technology consulting, …) but also the associative Internet service providers like Franciliens.net. The supporters of the bill shows it as an antiterrorism law whereas it goes much further, it includes a new category entitled « Prevention of collective violence likely to cause serious harm to the public peace ». Thanks to these vague terms, this law will allow to monitor much more the associative, union and political activists, strikers, protesters, … and their relatives. It won’t be an exceptional law, it will be a law with blurred outlines that will make an exception the rule. The government is establishing a self-defense mechanism of a system that tolerates less and less the challenges as evidenced by the condemnation of Gaëtan for protesting and the one of Yann Le Merrer dismissed from the public service for strike action. The social war will have a cost, this law will absorb the funds that could have been spent on social spending, health, education, housing, research, … This gadget of political control of the society doesn’t deal with the terrorists, it attacks those who disagree with the government policy, it seeks to hide the consequences of the social problems rather than treat its causes, it is as if I broke the thermometer not to see the temperature. The permanent control of Internet users will modify their behavior, muzzle them won’t help anything, it will push them to other forms of expression, not necessarily the most pacifist ones. This is also the principle of the presumption of innocence that it calls into question because all our meta-data will be used, we will all be considered as potential terrorists. What will happen if these meta-data arrive into the wrong hands? We won’t perhaps even know when we’ll be refused a credit, an insurance or a job.
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Etre sur écoute, ça nous coûte [Being wiretapped has a cost for us]
« Etre sur écoute, ça nous coûte » « Being wiretapped has a cost for us »
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Olivier Besancenot [Olivier Besancenot]
Ce qui est lu, vu et su à notre insu salit ce qu'on vit [What is read, seen, known unbeknownst to us sullies what we live]
« Ce qui est lu, vu et su à notre insu salit ce qu'on vit » « What is read, seen, known unbeknownst to us sullies what we live »
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Auteur : Julien Gouesse Author: Julien Gouesse
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