Manifestation contre la loi de sécurité globale samedi 21 novembre 2020 à Paris [Demonstration against the law of global security Saturday, November 21st, 2020 in Paris]

Français English
J’ai participé à la manifestation contre la loi de sécurité globale samedi 21 novembre 2020 à Paris. Des syndicats de travailleurs (CGT, CNT, SUD, CFDT, …), des syndicats étudiants (UNEF, …), plusieurs partis politiques (Nouveau Parti Anticapitaliste, Lutte Ouvrière, Parti Communiste Français, La France Insoumise, PCOF, Union des Communistes Libertaires, …), d’autres organisations (ligue des droits de l’homme, Droit au logement, Alternatiba, …) étaient présents. I participated in the demonstration against the law of global security Saturday, November 21st, 2020 in Paris. Several trade unions (CGT, CNT, SUD, CFDT, …), several student unions (UNEF, …), several political parties (New Anticapitalist Party, Workers’ struggle, Communist French Party, The Unsubmissive France, Union of Libertarian Communists, …), some other organizations (human rights league, Right to housing, Alternatiba, …) were present.
Nous étions plusieurs dizaines de milliers dans la Place du Trocadéro à Paris. D’autres manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes (Auxerre, Niort, Rouen, Marseille, etc). We were several tens of thousands in the Place of the Trocadero in Paris. Some other demonstrations took place in several cities (Auxerre, Niort, Rouen, Marseille, etc).
La loi de sécurité globale comporte une série de mesures controversées. L’article 24 vise à interdire de filmer les agents de police et des gendarmes en exercice pour restreindre la liberté d’informer et empêcher les dénonciations des violences policières, plus particulièrement l’identification des coupables en interdisant la diffusion « du visage ou tout autre élément d’identification ». Les articles 21 et 22 visent à généraliser l’usage de drones notamment lors de manifestations. Cette loi montre que le gouvernement souhaite un journalisme de préfecture, il répond à la crise politique en cours par la répression, il surprotège sa police et fait exactement l’inverse avec ses citoyens, il ne veut pas que sa police soit surveillée, mais il généralise la surveillance de masse par sa police. Les vidéos ont un rôle très important dans les affaires de violences policières, le gouvernement le sait très bien mais il ne veut pas de contre-pouvoir. Pourtant, il me semble tout à fait sain dans une démocratie que l’usage de la force dite légitime soit encadré et que le recours à ce pouvoir soit filmé pour éviter des abus. Enfin, il n’y a pas de fumée sans feu, les cabales contres des agents ne viennent pas de nulle part et plus le gouvernement augmentera le pouvoir de la police, plus la société civile ressentira le besoin de développer des contre-pouvoirs. Au lieu d’aller poster des vidéos de flics sur des réseaux asociaux sous contrôle impérialiste (Zuckerberg au cachot, Facebook au caveau), je vous encourage plutôt à vous rapprocher des copwatchers dont je partage l’idée que « la population et les médias ont un rôle de surveillance vis-à-vis de la police, qui doit sans cesse leur rendre des comptes » selon Michaël Meyer. The law of global security includes a series of controversial measures. The article 24 aims to prohibit the filming of serving police officers and gendarmes to restrict freedom of information and prevent reporting of police brutality, particularly the identification of perpetrators by prohibiting the broadcast of « the face or any other identifying element ». The articles 21 and 22 aim to generalize the use of drones, particularly during the demonstrations. This law shows that the government wants prefecture journalism, it responds to the current political crisis with repression, it overprotects its police and does exactly the opposite with its citizens, it doesn’t want its police to be watched, but it generalizes mass surveillance by its police. The videos have a very important role in cases of police brutality, the government knows this very well, but it doesn’t want counter-power. However, it seems to me that it’s perfectly healthy in a democracy that the use of so-called legitimate force is controlled and that the use of this power is filmed to avoid abuses. Finally, there is no smoke without fire, the cabals against the agents don’t come from nowhere and the more the government increases the power of the police, the more civil society will feel the need to develop counter-powers. Instead of posting videos of cops on asocial media under imperialist control (Zuckerberg in the isolation cell, Facebook in the vault), I encourage you rather to get closer to the copwatchers whose idea I share is that « the population and the media have a surveillance role regarding the police, who must constantly be accountable to them » according to Michaël Meyer.
Licence Creative Commons
Les photos de cet article sont mises à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 3.0 non transposé
Creative Commons License
The photos of this article are licensed under a Creative Commons Attribution-NonCommercial-NoDerivs 3.0 Unported License
Licence Creative Commons
Cet article est mis à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution – Pas d'Utilisation Commerciale – Partage à l'Identique 3.0 non transposé
Creative Commons License
This article is licensed under a Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 3.0 Unported License
Auteur : Julien Gouesse Author: Julien Gouesse

A propos gouessej

Ingénieur en informatique, militant politique d'extrême-gauche, développeur de logiciels libres multi-plateformes. Engineer in computer science, far left-wing political activist, developer of free open source cross-platform softwares.
Cet article, publié dans Politique, syndicalisme et vie associative, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.