Youtube veut avoir le beurre et l’argent du youtubeur [Youtube wants to have Youtuber’s cake and eat it]

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J’ai un peu de mal à comprendre ce que beaucoup de créateurs font encore sur Youtube, cela fait déjà un an que je déplace progressivement mes vidéos sur GNU Mediagoblin bien que je n’aie jamais été inquiété. Néanmoins, plusieurs choses m’agacent depuis très longtemps sur cette plateforme :

  • Youtube me propose presque systématiquement de m’inscrire à Google+ quand je me connecte.
  • Selon Youtube : « La plupart des notifications de commentaires sont désormais envoyées sur Google+ et non dans votre boîte de réception ».
  • Le support est très prompt à faire respecter le droit d’auteur … de ses partenaires mais quand il s’agit du droit à l’image de la personne physique et de la protection de la vie privée, soit il est particulièrement lent soit il viole le droit français.
  • Cette solution très centralisée est nuisible à la santé d’Internet, ses soucis de gestion du trafic servent de prétexte à des attaques contre la neutralité du réseau alors que c’est cette concentration qui est le vrai problème. « La structure d’Internet change petit à petit, pas sa nature. Ma vision du problème, c’est que les atteintes à la neutralité du Net sont des atteintes à la nature même du réseau. La centralisation excessive des services et des usages en ligne entrainent elle, de facto, une modification néfaste de sa structure » [1].
  • Cette centralisation l’expose encore plus à diverses formes de censure à la fois parce qu’elle réduit le nombre de canaux de distribution à surveiller mais également parce qu’elle donne plus de pouvoir à une entité privée qui peut y faire « sa » loi tout en s’accommodant des législations nationales. En gros, cela revient à donner un grand contrôle sur l’information à une organisation à but lucratif qui défend ses propres intérêts, sa vision d’Internet et qui n’est aucunement tenu de respecter la liberté d’expression. Sur le plan légal, rien n’empêche Google de supprimer n’importe quelle vidéo sans la moindre justification, Google n’est pas une instance sous contrôle démocratique.
  • La peur de l’appareil extra-judiciaire de Google peut engendrer un phénomène d’auto-censure des auteurs [2].
  • L’emprunte écologique de ses data-centers est bien plus importante que celle d’une solution décentralisée. L’auto-hébergement sur une multitude de minuscules serveurs à très basse consommation (4 W seulement pour un ordinateur de la taille d’une clé USB) serait bien moins gourmande en énergie et le trafic serait mieux réparti.
  • L’omniprésence de la publicité me dérange. Un business model ne peut pas reposer que sur ça, c’est la solution de facilité. Dans le fond, tout comme Facebook, Youtube n’est pas gratuit, rien ne l’est avec une organisation à but lucratif, nous sommes les produits que Google vend aux publicitaires.
  • Je ne veux plus que mes contenus soient mêlés à ceux d’individus peu scrupuleux, obsédés par la notoriété et l’argent. Certains sont vraiment prêts à tout pour avoir plus de vues. Ma démarche désintéressée est très loin de la leur, je publie des contenus originaux, je respecte le droit à l’image de la personne physique et le droit de paternité (je cite systématiquement mes références), je n’utilise pas de contenus protégés sans l’autorisation préalable des artistes (et accessoirement des ayants droit) sauf quand je peux bénéficier d’exceptions au droit d’auteur prévues par le droit français [4], je ne tiens aucun propos diffamatoire ou injurieux, je n’usurpe jamais l’identité d’autrui et tout cela ne m’empêche pas d’exprimer mes opinions.

It’s a bit hard for me to understand why many creators are still on Youtube, it’s been a year since I’ve gradually moved my videos into GNU Mediagoblin although I have never been worried. However, several things have bothered me for a long time on this platform:

  • Youtube offers me almost systematically to subscribe to Google+ when I log in.
  • According to Youtube: « Most comments notifications are now sent on Google+ and not in your inbox ».
  • The support is very quick to enforce copyright … of its partners but when it deals with the right of personal portrayal and the protection of privacy, either it is very slow or it violates French laws.
  • This highly centralized solution is detrimental to the health of the Internet, its problems of traffic management serve as a pretext for attacks against net neutrality when it is this concentration that is the real problem. « The Internet structure changes gradually, not its nature. My vision of the problem is that attacks on net neutrality are some attacks on the very nature of the network. Excessive centralization of online services and uses provokes, de facto, a harmful change in its structure » [1].
  • This centralization exposes it more to various forms of censorship both because it reduces the number of channels to watch but also because it gives more power to a private entity that can make « its » law while adapting itself to national legislations. Basically, this means giving great control over information to a for-profit organization which defends its own interests, its vision of the Internet and is under no obligation to respect freedom of speech. Legally, nothing prevents Google from deleting any video without any justification, Google isn’t an organisation under democratic control.
  • The fear of Google’s extrajudicial apparatus can cause a phenomenon of self-censorship of authors [2].
  • The ecological footprint of its data centers is much greater than that of a decentralized solution. The self-hosting on a multitude of tiny servers at very low power (4 W only for a computer the size of a USB key) would be much less energy guzzling and traffic would be better distributed.
  • The omnipresence of ads bothers me. A business model can’t be based only on that, it’s the easy way. Actually, like Facebook, Youtube isn’t free of charge, nothing is free of charge with a for-profit organization, we are the products that Google sells to advertisers.
  • I don’t want my contents to be mixed with those of unscrupulous individuals obsessed with fame and money anymore. Some are really ready for anything to get more views. My disinterested approach is very far from theirs, I publish some original contents, I respect the right of personal portrayal of the physical person and the right of paternity (I always cite my references), I don’t use copyrighted contents without the prior authorization of the artists (and incidentally the copyright owners) except when I can benefit from the exceptions to copyright provided for by French law [4], I don’t do any defamatory or insulting claim, I never impersonate others and all this doesn’t prevent me from expressing my views.

Venons-en au principal sujet de cet article. Youtube a activé le contrôle des contenus des affiliés des réseaux multi-chaînes et de nombreux youtubeurs ont reçu des réclamations de droits d’auteur [3]. Let us get back to the main topic of this article. Youtube has activated the content control for affiliates of multi-channel networks and many youtubers have received some copyright claims [3].
Le commentaire d’un utilisateur de Youtube (Olivier) a retenu mon attention : The comment of a Youtube user (Olivier) held my attention:
« J’avoue ne pas trop comprendre l’argumentaire… Tu veux pouvoir continuer à utiliser le travail des autres, mais tu ne veux pas les rémunérer pour ça, et tu veux continuer à gagner de l’argent pour tes vidéos et tu trouves ça dégueulasse que ce soit les autres (à qui tu as « emprunté » le travail sans le demander) qui touche le fruit de ton travail… Donc dans un sens ça va mais pas dans l’autre! Il y a des vrais problèmes sur le droit d’auteur je suis d’accord, mais là en l’occurrence, il n’y en a pas! Si tu fais une vidéo non monétisée et qu’on te demande de payer car tu as utilisé un extrait son/vidéo c’est dégueulasse (principe du fair use anglo-saxon), mais si tu te « professionnalises » et que tu touches des sous pour tes vidéos, il n’y a pas de raison que tu ne paies pas pour « l’emprunt » du travail des autres! Après tout tu fais de l’argent aussi grâce à eux! De plus il existe de la musique (et des graphismes) en creative commons que tu peux utiliser dans tes vidéos sans payer (contre une citation au générique néanmoins), donc où est le problème? » « I admit that I don’t understand the argumentation… You want to continue using the work of others, but you don’t want to pay them for it, and you want to continue to earn money for your videos and you think it’s disgusting that others (whom you « borrowed » some work without asking) who get the fruit of your labor… So in a direction it’s ok for you but not in the other one! There are real problems on copyright I agree, but here in this case there are none! If you make a non monetized video and someone asks you to pay as you used an extract sound/video this is disgusting (the principle of Anglo-saxon fair use), but if you’ve « professionalized » yourself and you earn some money with your videos, there is no reason that you don’t pay for « borrowing » the work of others! After all, you make money thanks to them! Moreover, there are musics (and graphics) under creative commons licenses that you can use in your videos without paying (although the mention of the attribution is necessary), so where is the problem? »
Olivier évoque plusieurs aspects intéressants :

  • L’utilisation de contenus protégés n’est pas une fatalité, il existe beaucoup d’œuvres sous licence libre ou sous licence de libre diffusion.
  • La création d’un contenu original mérite d’être rémunérée au même titre que sa réutilisation dans une vidéo.
  • Les youtubeurs qui se professionnalisent se placent dans une logique de rétribution, une logique de profit, il n’est pas étonnant que les ayants droit demandent leur(s) part(s) du gâteau.

Olivier evokes several interesting aspects:

  • The use of copyrighted contents isn’t a fatality, there are many works under a free license or under free sharing license.
  • The creation of an original content deserves to be paid as well as its reuse in a video.
  • The youtubers who have become professionals move themselves into a logic of retribution, a logic of profit, it isn’t surprising that copyright owners ask them for their share(s).

Je me permets de faire quelques remarques :

  • Contrairement à ce qu’écrit ZDNET [5], le droit de courte citation des vidéos existe en droit français [6]
  • Il n’y a pas de fumée sans feu. Certains youtubeurs passent l’essentiel de leur temps à publier en intégralité des contenus sur lesquels ils n’ont aucun droit (il est très facile de trouver des films en entier sur Youtube), ils poussent parfois l’audace jusqu’à les monétiser. Je ne vois pas en quoi ils mériteraient d’être rétribués surtout quand les artistes ne leur ont rien demandé et réciproquement. Je préconise une méthodologie cohérente et plus constructive pour remettre en question ce qu’est devenu le droit d’auteur au 21ème siècle, l’encadrement juridique de l’économie numérique et le modèle de répartition des recettes entre les différents intervenants dans la création artistique :
    • Ne plus utiliser d’œuvres protégées par le droit d’auteur
    • Utiliser exclusivement des œuvres sous licence libre ou sous licence de libre diffusion
    • Se battre à la fois dans les luttes collectives et au niveau législatif pour faire émerger des alternatives politiques au modèle actuel

    Cela permettrait de soutenir clairement des œuvres dont les conditions d’utilisation ne donnent aucun droit exclusif à une poignée d’ayants droit, de montrer que nous pouvons réellement nous passer d’eux tout en rémunérant les artistes, de protéger le domaine commun pour que ses œuvres ne soient pas à nouveau « privatisées » et surtout de libérer de nombreuses œuvres actuellement encore sous copyright. C’est la vision que je défends avec le mécénat global collectiviste coopératif.

  • Certains youtubeurs utilisent des contenus protégés à la fois pour bénéficier de leur renommée et parce que cela demande moins d’efforts que de produire des contenus originaux de qualité. C’est le choix de la facilité, ils monétisent ainsi des contenus dont ils n’ont financé ni la création ni la promotion. Pourquoi n’acceptent-ils pas de commencer par le début en se faisant connaître honnêtement mais plus lentement en démarrant avec des contenus inconnus du grand public et peut-être beaucoup moins « bons »? Charité bien ordonnée commence par soi-même, c’est pourquoi je fais cela depuis 2006 pour mon propre jeu vidéo, je sais coder mais je ne suis pas infographiste, je préfère que les gens se moquent de mes graphismes très laids et des bruitages assez mauvais mais au moins je respecte les droits des artistes. Si je raisonnais comme eux, j’utiliserais des modèles de Doom 3 dans mon jeu depuis le tout début, les gens ne se moqueraient pas de mes graphismes mais je n’aurais aucun mérite à bénéficier illégalement du travail d’autres créateurs. A vaincre sans peine, on triomphe sans gloire. J’ai croisé pas mal de youtubeurs qui trouvent normal de démarrer une nouvelle chaîne en copiant des émissions et des films dans l’espoir de se faire rapidement un public mais où est la créativité là-dedans? Cette « gloire » vide de sens ne sert qu’à flatter des égos.
  • La présence de compteurs de vues a tendance à poser la notoriété comme fin en soi, je trouve cela assez futile et creux tout particulièrement quand je vois ce que certains youtubeurs sont prêts à faire pour accroître leur satanée célébrité. Tout comme leurs compères cupides, ils se moquent du tort qu’ils peuvent causer à autrui, pas seulement sur le plan financier.
  • Le droit français prévoit déjà quelques exceptions au droit d’auteur permettant d’utiliser des contenus protégés à des fins d’information ou à des fins pédagogiques [4].
  • La question de la répartition des recettes se pose. Par exemple, je trouve inacceptable qu’un ayant droit puisse récupérer l’intégralité des recettes publicitaires d’une vidéo de 20 minutes juste parce qu’un extrait de sa musique illustre une séquence pendant 5 secondes.
  • Le droit d’auteur ne doit pas servir d’excuse pour porter atteinte au droit à l’information, même la plus « légère ». Autant je peux comprendre qu’un éditeur de jeux vidéo fasse valoir ses droits sur ses vidéos protégées, autant je trouve inadmissible qu’il demande une rétribution quand un youtubeur se filme en train de jouer, que la vidéo soit monétisée ou pas. C’est le jeu vidéo en tant qu’œuvre interactive qui est protégé, ce n’est pas comme si un élément graphique était copié dans un autre jeu. A mon humble avis, les ayants droit ne devraient être autorisés à percevoir une rétribution qu’en cas de réutilisation de leurs contenus strictement audiovisuels (clips, films, bandes-annonces, …). Si nous laissons faire, les capitalistes iront encore plus loin, tout avis négatif sera considéré comme utilisation illégale d’une marque, un fabricant de téléphone mobile pourra interdire la diffusion d’une vidéo montrant un défaut de fabrication de son dernier modèle et Youtube deviendra ainsi la télévision du 21ème siècle, verrouillée, entièrement sous contrôle du pouvoir en place, des gouvernements heureux de pouvoir faire pression sur un faible nombre d’interlocuteurs et des entreprises privées heureuses de pouvoir contrôler leur image quitte à piétiner les libertés les plus élémentaires.
  • Publier des vidéos sur Youtube revient à travailler gratuitement pour Google, ce sont les youtubeurs qui créent la valeur de Youtube et cet ingrat les remercie bien mal. Il veut avoir le beurre et l’argent du beurre, il veut bénéficier du « travail » des youtubeurs et leur voler leur « salaire » sous prétexte qu’ils violeraient le droit d’auteur. Nous n’avons pas besoin de lui, reprenons le contrôle, reprenons le pouvoir, vive l’auto-hébergement, vive l’autogestion, vive l’auto-organisation des travailleurs pour des médias gérés par les masses pour les masses, libres et indépendants du système capitaliste! A bas Youtube, Dailymotion et Vimeo!

Let me make some remarks:

  • Unlike what ZDNET writes [5], the right to short quotation for videos exists in French law [6]
  • There is no smoke without fire. Some youtubers spend most of their time to publish in full some contents on which they have no right (it is very easy to find full movies on Youtube), sometimes they have the audacity to monetize them. I don’t see how they deserve to be paid especially when artists didn’t ask them to do anything and vice versa. I advocate a coherent and constructive methodology to question what happened to the author’s right in the 21st century, the legal framework for the digital economy and the model of revenues sharing between the various stakeholders in artistic creation :
    • No longer use any copyrighted works
    • Use only works under a free license or under free sharing license
    • Fighting both in collective struggles and at legislative level to make some political alternatives to the current model emerge

    This would allow to clearly support works whose terms of use give no exclusive right to a very few copyright owners, to show that we can actually no longer need them while paying artists, to protect the common area so that its works aren’t « privatized » anew and especially to release many works currently still under copyright. This is the vision that I’ve defended with the collectivist cooperative global patronage.

  • Some youtubers use copyrighted contents both to benefit from their fame and because it requires less effort than producing original quality contents. It is the easy way, they monetize contents that they have funded neither the creation nor the promotion. Why don’t they agree with starting from the beginning by making themselves known honestly but more slowly by starting with contents unknown by the general public and maybe much less « good »? Charity begins at home, which is why I’ve been doing this since 2006 for my own video game, I can write computer programming code but I am not a graphic designer, I prefer that people laugh about my very ugly graphics and pretty bad sound effects but at least I respect the rights of the artists. If I reasoned like them, I would use the models of Doom 3 in my game from the very beginning, people wouldn’t laugh any of my graphics but I would have no merit to benefit illegally from the work of other creators. Triumph without peril brings no glory. I met a lot of youtubers who find that acceptable to start a new channel by copying shows and movies in the hope of quickly get a wide audience but where is the creativity in that? This meaningless « glory » only serves to flatter the egos.
  • The presence of view counters tends to set notoriety as an end in itself, I find it quite futile and hollow especially when I see what some youtubers are ready to do to increase their damn celebrity. Like their greedy buddies, they don’t mind of the damages that they may cause to others, not just financial ones.
  • French law already has some exceptions to copyright to use copyright works for information or educational purposes [4].
  • The question of the revenue sharing arises. For example, I find it unacceptable that claimants can recover all the advertising revenue of a 20 minute video just because a sample of their music is used in a sequence for 5 seconds.
  • Copyright shouldn’t be used as an excuse to undermine the right to information, even the « slight » one. I can understand as a video game publisher may assert its rights on its copyrighted videos, as I find it unacceptable that it demands a fee when a youtuber films himself while playing, when the video is monetized or not. This is the video game as an interactive work that is copyrighted, it isn’t like if a graphical element was copied to another game. In my humble opinion, the copyright owners should be allowed to charge a fee only for a reuse of their strictly audiovisual contents (videos ,movies, trailers, …). If we don’t do anything, the capitalists will go even further, any negative opinion will be considered as an illegal use of a trademark, a manufacturer of mobile phone may prohibit the broadcast of a video showing a manufacturing defect in its latest model and Youtube will become the television of the 21st century, locked, fully under the control of those in power, governments satisfied by being able to put pressure on a small number of partners and private corporations satisfied by being able to control their image even if it leads to trample on the most basic freedoms.
  • Publish videos on Youtube consists in working for free for Google, it is the youtubers who create value of Youtube and this ungrateful entity thanks them badly. It wants to have their cake and eat it, it wants to enjoy the « work » of youtubers and steal their « wages » under the pretext that they would violate copyright. We don’t need it, let us take back the control, let us take back the power, long life to self hosting, long life to self management, long life to the self-organization of workers for media managed by the masses for the masses, free and independent of the capitalist system! Down with Youtube, Dailymotion and Vimeo!

Références : References:
[1]lesoir.be, Google : les risques de la centralisation d’Internet
[2]La bataille du Web
[3]C’est officiel : les chaînes Youtube affiliées soumises à de nouvelles réclamations de droits d’auteur
[4]Article 122-5 du code de la propriété intellectuelle
[5]YouTube : le droit d’auteur au doigt mouillé
[6]Article 211-3 du code de la propriété intellectuelle
[1]lesoir.be, Google: the risks of the Internet centralization
[2]The Battle of the Web
[3]It’s Official: YouTube Affiliate Channels Subject To New Copyright Claims
[4]Article 122-5 of the code of intellectual property
[5]YouTube : the copyright by rule of thumb
[6]Article 211-3 of the code of intellectual property
P.S : Le titre de cet article est inspiré d’un commentaire d’un utilisateur de Youtube (Eddy). P.S: The title of this article is inspired of a comment of a Youtube user (Eddy).
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Auteur : Julien Gouesse Author: Julien Gouesse

A propos gouessej

Ingénieur en informatique, militant politique d'extrême-gauche, développeur de logiciels libres multi-plateformes. Engineer in computer science, far left-wing political activist, developer of free open source cross-platform softwares.
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